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Législatives: "La République en marche" ne présentera pas de candidat dans 51 circonscriptions

Richard Ferrand lors de l'annonce des 428 premières investitures de "La République en marche".

Richard Ferrand lors de l'annonce des 428 premières investitures de "La République en marche". - Eric FEFERBERG / POOL / AFP

C'est à présent officiel. "La République en marche" ne présentera pas de candidat dans 51 circonscriptions aux législatives dans un mois.

Ce vendredi après-midi, un communiqué a annoncé que "La République en marche", formation défendant une majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, présenterait des candidats dans 526 circonscriptions...et par conséquent n'en présenterait pas dans 51 d'entre elles. 

Plusieurs membres du gouvernement sortant ont été protégés et n'affronteront pas de candidat de "La République en marche", comme Marisol Touraine, Stéphane Le Foll ou Myriam El Khomri, ainsi que des ténors de droite comme Thierry Solère ou Franck Riester.

Des ténors de la droite ménagés...

Parmi les circonscriptions laissées libres, 17 sont situées dans les Outre-mer et une autre est dévolue aux Français de l'étranger. Le parti du nouveau chef de l'Etat espère notamment nouer des accords avec des formations locales mieux implantées. La République en marche a par ailleurs effectué des "gestes politiques" en métropole en laissant le champ libre à des personnalités de droite, de gauche ou du centre qui pourraient se montrer favorables au projet de Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale.

Ainsi, si les élus Les Républicains Xavier Bertrand (Aisne), Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Hervé Mariton (Drôme), Hervé Gaymard (Savoie), Benoist Apparu (Marne), Arnaud Robinet (Marne) ne se présentent pas directement, leurs successeurs dans leurs circonscriptions n'auront pas de candidat La République en marche en face. Logiquement, le nouveau ministre de l'Economie Bruno Le Maire, initialement investi par LR puis désinvesti après avoir intégré le gouvernement, n'a pas d'adversaire La République en marche dans l'Eure. Plusieurs de ses proches sont également protégés dans l'Eure-et-Loir, le Bas-Rhin ou le Morbihan.

...ainsi que des figures de la gauche 

Au PS, dans le sillage de l'ancien Premier ministre Manuel Valls (Essonne), l'ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin (Paris) est également épargnée, tout comme le député-maire (PS) de Sarcelles François Pupponi (Val-d'Oise). La présidente du Parti radical de gauche Sylvia Pinel (Tarn-et-Garonne) ainsi que Joël Giraud (Hautes-Alpes), également PRG, bénéficient du même traitement de faveur, ainsi que quelques candidats UDI, dont Yves Jégo (Seine-et-Marne) ou Philippe Folliot (Tarn).

Le socialiste Daniel Vaillant n'aura pas cette chance. Lui qui avait renoncé à se présenter dans sa XVIIe circonscription de Paris en arguant d'une investiture "La République en marche" dans ce secteur, avant de renoncer à son renoncement ce mercredi en constatant que le mouvement d'Emmanuel Macron n'avait pas procédé à l'investiture prévue, affrontera bien une candidate de la formation du nouveau président de la République. Il s'agit de Béatrice Faillès, historienne rattachée au ministère de la Défense. 

R.V. avec AFP