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Législative partielle dans le Doubs: le texte de Sarkozy rejeté par le bureau politique de l'UMP

Le bureau politique de l'UMP a opté pour le "ni-ni' au second tour de la législative partielle du Doubs.

Le bureau politique de l'UMP a opté pour le "ni-ni' au second tour de la législative partielle du Doubs. - AFP

Après de vifs débats au sein du parti d'opposition, le bureau politique de l'UMP a finalement tranché: la motion du "ni-ni" à la législative partielle du Doubs a été adoptée, ce mardi soir, contre l'avis de Nicolas Sarkozy. L'ex-chef de l'Etat plaidait, lui, pour un texte "plus nuancé" marquant une évolution personnelle vers un barrage contre le FN.

Sur la stratégie à adopter au second tour de la législative partielle du Doubs, qui opposera dimanche le FN au PS, l'UMP a opté de justesse, ce mardi soir, "pour le ni-ni", contre l'avis de Sarkozy. Le président de l'UMP plaidait pour un texte appelant à faire barrage au FN, selon des participants à la réunion.

Dans la déclaration adoptée par le bureau politique, consultée par BFMTV.com, le parti d'opposition appelle les électeurs de la quatrième circonscription du Doubs à "exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s'abstenant". La motion du "ni-ni" a été adoptée par 22 voix contre 19.

Un revers pour Nicolas Sarkozy

L'entourage de Nicolas Sarkozy a précisé à l'AFP que les deux textes (le ni-ni d'une part, et celui porté par le président de l'UMP d'autre part) étaient présentés par l'ancien chef de l'Etat, qui n'a pas participé au vote. Pendant les 2h30 de débat, Nicolas Sarkozy a exprimé sa préférence pour le second texte, marquant une évolution personnelle vers un barrage contre le FN quitte à voter PS.

"La situation de la France est trop tendue (…) après deux années et demi de la présidence de François Hollande pour que soit pris le risque de l'élection d'un député Front national," pouvait-on lire dans la motion rejetée, consultée par BFMTV.com. "Les suffrages exprimés n'appartiennent à aucun parti.(…) Les électeurs de la quatrième circonscription du Doubs sont donc libres de choisir."

"Pas de complaisance avec le FN", plaidait Sarkozy

Nicolas Sarkozy avait pris la parole, un peu plus tôt, devant les députés de son camp et regretté la prise de position d'Alain Juppé qui "aurait dû attendre et ne pas diviser". Argument balayé d'un revers de la main par le maire de Bordeaux, déclarant mardi soir sur France 2 qu'il ne croyait "pas du tout à l'explosion de l'UMP" et réfutant l'idée de Front républicain, car "il n'est pas question d'alliance avec le Parti socialiste". Alain Juppé avait, la veille, expliqué qu'il choisirait le candidat PS s'il votait dans cette circonscription du Doubs pour barrer la route au FN. 

"Nous disons à nos électeurs, 'c'est à vous de décider'", avait argumenté l'ancien chef de l'Etat. Mais, "il n'y aura pas de complaisance avec le Front national dont la victoire nationale n'est plus impossible". Dans ce contexte, "nous ne donnons pas de consignes de vote" aux électeurs du Doubs "mais nous leur demandons de prendre en compte cette dimension".

C. P.