BFMTV

Le PS adopte un projet de Charte des socialistes

La Charte adoptée est l'aboutissement du processus de consultation des militants voulu Jean-Christophe Cambadélis.

La Charte adoptée est l'aboutissement du processus de consultation des militants voulu Jean-Christophe Cambadélis. - Patrick Kovarik - AFP

La direction du Parti socialiste a adopté ce mardi un projet de Charte des socialistes. Un texte qui sera soumis aux militants, il vise à définir l'identité du parti.

Le texte se veut être la "carte d'identité" du Parti socialiste. Le Bureau national du PS a adopté ce mardi un projet de Charte des socialistes. Douze heures de discussion ont été nécessaires pour finaliser le document. Long de dix pages, il résulte des milliers de contributions transmises par les militants pour les "états-généraux des socialistes" lancés fin août lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, une volonté du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis.

Cette charte, qui sera soumise au vote des militants le 3 décembre prochain, vise à réunir les différentes thématiques du socialisme d'aujourd'hui. Elle doit servir de cadre idéologique au parti. Ultime étape, le 13 décembre, un conseil national devra "acter la redéfinition du PS".

Europe, économie, fiscalité

Le texte passe en revue dix domaines, de l'"éco-socialisme" à la construction d'une "alter-Europe", notamment en proposant à l'Europe de lancer "un vaste programme d'investissements et de grands travaux dans une perspective de transition écologique".

La Charte insiste également sur une "puissance publique efficace et forte". "Nous croyons à l'Etat stratège", souligne le texte. Dans le domaine économique, la Charte prône l'objectif du plein emploi, l'un des "fondamentaux d'une politique de gauche". Quant à la fiscalité, elle doit "favoriser le réinvestissement des bénéfices plutôt que la distribution des dividendes aux actionnaires".

Scepticisme sur la Charte

L'adoption de cette charte intervient alors que l'avenir du Parti socialiste est en question. Manuel Valls, en octobre dernier disait vouloir refonder le Parti socialiste et "en finir avec la gauche passéiste". Des questions qui font débat au sein même du PS alors que la politique du gouvernement est critiquée par une partie de la gauche. Sur ce projet de charte, Emmanuel Maurel, de l'aile gauche du PS, se montrait sceptique. Il y a un "risque de distorsion terrible entre ce qu'on dira (dans ce document), des beaux principes, des belles valeurs, un beau programme et ce qu'on fait quotidiennement au gouvernement, qui est largement différent". Le gouvernement est taxé par une partie des socialistes, les "frondeurs", de ne pas mener une politique de gauche et enchaînent les désaccords

C. B avec AFP