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Le gouvernement condamne la présence parmi les gilets jaunes de gens venus juste "pour casser"

CRS place d'Italie le 16 novembre 2019, lors de la manifestation des gilets jaunes

CRS place d'Italie le 16 novembre 2019, lors de la manifestation des gilets jaunes - Martin Bureau - AFP

Après les violences survenues samedi en marge du premier anniversaire des gilets jaunes, Édouard Philippe invoque le "respect des libertés publiques" et celui "de l'ordre public".

Un an après le début du mouvement de contestation des gilets jaunes, qui a célébré son premier anniversaire samedi, les manifestants sont encore largement sur les lèvres des personnalités politiques de la majorité.

A fortiori après les violences qui ont jalonné la manifestation organisée place d'Italie à Paris, au cours de laquelle un gilet jaune a perdu l'usage de son œil à cause d'un projectile provenant vraisemblablement des forces de l'ordre. Il dénonce un "guet-apens".

Interrogé à ce sujet ce jeudi matin sur France Inter, Édouard Philippe a reconnu que "quand on va manifester et qu'on est un manifestant pacifique, on n'a pas vocation à se retrouver dans cet état ou être l'objet de telles violences. Mais samedi, il ne s'est pas passé que ça", a poursuivi le Premier ministre, évoquant des gens "qui sont venus exclusivement pour casser".

Des "voyous, des brutes" pour Castaner

Des propos qui font écho à ceux du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Dimanche, le "premier flic de France" a dénoncé la présence de "voyous, des brutes qui étaient venues pour se battre, en découdre avec les forces de l'ordre, empêcher les pompiers d'agir et de préserver quelques fois des vies".

"Le respect des libertés publiques oui (par rapport au droit fondamental de manifester, NDLR), mais le respect des libertés publiques dans le respect aussi de l'ordre public. Et il est vrai qu'à l'occasion des manifestations dites des gilets jaunes, un certain nombre de gens veulent venir en découdre avec les forces de l'ordre", a condamné Édouard Philippe jeudi.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, dimanche, avait quant à elle dénoncé un mouvement des gilets jaunes "gangrené par des ultras" de l'extrême gauche depuis plusieurs mois.

Samedi, 254 personnes ont été interpellées, dont 173 à Paris, en marge des manifestations des gilets jaunes. 155 personnes se trouvaient en garde à vue dimanche, a indiqué le parquet de Paris.

Un contexte tendu, alors que s'ouvre ce jeudi à Paris le procès d'un policier comparaissant pour des violences à l'encontre des gilets jaunes. Le premier du genre, après de nombreuses plaintes relatives à des violences policières dans ce cadre.

Clarisse Martin