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Le convoi de la délégation d'Emmanuel Macron caillassé au Burkina Faso

Le convoi de la délégation française qui accompagne Emmanuel Macron au Burkina Faso a été caillassé, sans que l'incident ne cause d'autre dommage qu'une vitre cassé.

C'est dans un climat de tension qu'a lieu la visite d'Emmanuel Macron au Burkina Faso, première étape de la tournée africaine du président de la République. Après que des militaires français ont été visés par une attaque à la grenade quelques heures avant l'arrivée du chef de l'Etat, un minibus de la délégation française qui accompagne Emmanuel Macron a été caillassé ce mardi sur le trajet de la visite. Selon nos informations, l'anicroche s'est soldée par une vitre cassée.

"Il y a eu quelques jets de pierres. Pas de tir d’armes à feu. Tout le monde va bien. Pas de blessé. Rien de grave", explique à BFMTV le député du Rhône Bruno Bonnell, membre de la délégation française.

"Lors du déplacement de ce jour, à Ouagadougou, un véhicule de la délégation a fait l'objet d'un jet de pierres", confirme sur Twitter le porte-parole de la présidence de la République, Bruno Roger-Petit.

Pendant cet incident, Emmanuel Macron "s'entretenait avec son homologue, le président Kabore" précise Bruno Roger-Petit. Le président de la République doit s'exprimer sur sa vision de l'Afrique lors d'un discours très attendu.

Tournée africaine

Lors de cette visite de trois jours qui doit le mener également en Côte d'Ivoire et au Ghana, Emmanuel Macron entend convaincre une jeunesse africaine de plus en plus hostile à la présence française sur le continent, sur fond de menace terroriste persistante au Sahel, que les troupes françaises installées dans la région ont du mal à combattre, et d'un flux migratoire croissant que l'Europe veut endiguer.

La France, ancienne puissance coloniale, entretient une coopération militaire ininterrompue avec les autorités du Burkina depuis l'accession à l'indépendance du territoire de la Haute Volta en 1960. Depuis 2010, lorsque la menace jihadiste s'est précisée dans la bande sahélo-saharienne, des éléments des forces spéciales françaises, basés à Ouagadougou, apportent leur soutien aux forces de défense. Celles-ci sont notamment intervenues lors de l'attentat de janvier 2016 (30 morts) lorsque des jihadistes avaient ouvert le feu sur des terrasses du centre ville. 

Louis Nadau avec AFP