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Larcher appelle "au rassemblement" de la droite et du centre" et promet de prendre "ses responsabilités"

Gérard Larcher sur le perron de l'Elysée, le 11 mars 2019.

Gérard Larcher sur le perron de l'Elysée, le 11 mars 2019. - LUDOVIC MARIN / AFP

Après le score critique des Républicains aux européennes, le président du Sénat reconnaît "un échec" et estime que le rassemblement de la droite et du centre est "indispensable".

Valérie Pécresse, Renaud Muselier, Bruno Retailleau... Depuis dimanche, de nombreuses figures de la droite en appellent à Gérard Larcher pour faire face à la crise que connaissent Les Républicains après leur défaite aux élections européennes. Ce mardi, le président du Sénat leur a répondu au micro de Franceinfo en proposant de "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre" hors du parti.

Repartir des territoires

"Je vais proposer aux présidents de groupes parlementaires, aux présidents des trois grandes associations d'élus [ndlr: départements, régions, maires] que nous nous retrouvions la semaine prochaine" pour "engager une démarche au travers des territoires pour reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre", a annoncé Gérard Larcher.

De l'UDI à Xavier Bertrand, il estime que "le rassemblement de la droite et du centre est indispensable" et promet de "prendre cette responsabilité": 

"Je ne laisserai pas les familles politiques de la droite et du centre et les élus qui les incarnent à l’abandon. (...) Je ne peux pas me résoudre au fait que les Républicains ne représentent qu’un segment conservateur.”

"La droite s'est recroquevillée"

Ce dernier explique "l'échec" de son parti par l'oubli de "la dimension sociale": 

"Nous n’avons pas réussi à convaincre, nous avons oublié la dimension sociale. Nous avons oublié ce que nous portions à l’intérieur de l’UMP, la dimension sociale, écologique. (...) La droite s'est recroquevillée”, regrette-t-il.

Concernant François-Xavier Bellamy, il reconnaît lui-même s'être trompé sur l'engouement autour de la tête de liste des Républicains aux européennes:

"Je croyais qu’il se passait quelque chose (...) Il avait une forme de fraîcheur mais il nous a laissé dans un coin du ring", ajoutant que les excuses de ce dernier lors du bureau national qui s'est tenu lundi soir au siège du parti "n'étaient pas le sujet".

Alors que les appels à la démission de Laurent Wauquiez se multiplient, Gérard Larcher juge que "dans la logique gaullienne, c’est au président [du parti] de prendre ses décisions".

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