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Agression d'un cadre du PS: le député LREM M'jid El Guerrab en garde à vue

Le député LREM M'jid El Guerrab a été placé en garde à vue vendredi après-midi à la suite de son altercation avec le responsable socialiste Boris Faure toujours en soins intensifs.

Le député LREM M'jid El Guerrab a été placé vendredi après midi en garde à vue après sa violente altercation avec un cadre du PS Boris Faure.

Une enquête ouverte pour "violences aggravées"

Le député doit être entendu dans le cadre de l'enquête visant à éclaircir les circonstances de sa violente altercation avec le responsable socialiste Boris Faure toujours en soins intensifs. Ce dernier a pu être entendu par les enquêteurs vendredi dans la matinée, avant de regagner l'hôpital.

Une enquête pour "violences aggravées" a été ouverte mercredi soir par le parquet de Paris à la suite des actes de violence commis le même jour contre Boris Faure, dont la famille a indiqué jeudi qu'il avait dû "être opéré en urgence" après son admission à l'hôpital.

Si les circonstances précises restent encore floues, le magazine Marianne évoquait mercredi "des coups de casque" portés au visage de Boris Faure, premier secrétaire de la fédération socialistes des Français de l'étranger, par M'jid El Guerrab, député LREM des Français de l'étranger. 

De son côté, un témoin affirme avoir entendu M. Faure dire "sale arabe" au député.

Mise en retrait

Peu avant d'être placé en garde à vue M'jid El Guerrab a annoncé via sa page Facebook qu'il se mettait en congé du parti et de son groupe parlementaire.

"Suite à l'altercation que j'ai eue avec M. Boris Faure, j'ai décidé de me mettre en congé du parti et du groupe parlementaire LREM afin de permettre à l'enquête de se dérouler de la manière la plus sereine possible et de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé. Je souhaite naturellement le rétablissement le plus rapide à M. Faure", a écrit M. El Guerrab sur le réseau social.

Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, Richard Ferrand a salué cette décision sur Twitter.

Le Parti socialiste et La République en Marche ont chacun "condamné" les "actes de violence" commis par M. El Guerrab contre le premier secrétaire de la Fédération des Français de l'étranger.

Contacté par l'AFP, M'jid El Guerrab avait reconnu jeudi un geste violent.

"Je m'excuse pour la violence du geste. Et d'ailleurs, je condamne toute forme de violence car en dépit des paroles et insultes proférées, la violence n'est jamais la réaction appropriée (...) Je regrette d'avoir cédé à la provocation", avait-il déclaré.

C.Br. avec AFP