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La petite phrase de Castex qui laisse planer le doute sur l'avenir de Castaner au gouvernement

Lors d'une visite dans un commissariat de La Courneuve, Jean Castex a indiqué qu'il se représenterait "plus tard", accompagné du ministre de l'Intérieur "qui sera nommé sur [s]a proposition".

Christophe Castaner conservera-t-il sa place de ministre de l'Intérieur dans le nouveau gouvernement Castex? Les mots employés dimanche par le Premier ministre lors de sa visite surprise dans un commissariat de La Courneuve laissent peu de place au doute.

Jean Castex, qui fait de la sécurité l'une de ses "toutes premières préoccupations", a assuré qu'il se représenterait devant les forces de l'ordre, "plus tard avec le ministre de l'Intérieur qui sera nommé sur [s]a proposition".

Le maintien de Christophe Castaner place Beauvau est donc loin d'être sûr, alors que depuis quelques semaines, le soutien des policiers à son égard s'étiole. Ils lui reprochent notamment de ne pas les défendre suffisamment face aux accusations "de violences policières" et de "racisme" dans leurs rangs.

Les actes et le soutien "viendront (...) ils seront sans faille"

Au commissariat de La Courneuve, Jean Castex a dit vouloir "montrer le soutien du gouvernement de la République. Je sais que vous attendez de nous des actes. Ils viendront. Vous attendez de nous de la reconnaissance et du soutien. Ils seront sans faille", a-t-il assuré.

"Y-a-t-il des endroits où vous ne pouvez pas aller? Il n'y a pas de zones de non droit?", a demandé le Premier ministre aux policiers qui lui ont répondu qu'ils pouvaient circuler partout.

Un policier lui a cependant expliqué avoir l'impression d'être "stigmatisé". "Sur les contrôles, on est filmé automatiquement. Avec des soupçons automatiques de violences policières. A la moindre intervention tout le monde nous filme en espérant une pseudo bavure", a détaillé ce policier alors que les tensions, sur fond de manifestations contre les violences policières, subsistent.

Qui à Beauvau?

En cas de départ de Beauvau, deux portes de sortie se présentent pour Christophe Castaner: il pourrait hériter d'un autre ministère ou, autre option évoquée, prendre la présidence du groupe LaREM à l'Assemblée, en remplacement du contesté Gilles Le Gendre.

Qui pour le remplacer? Le nom de Frédéric Péchenard, proche de Nicolas Sarkozy et ancien directeur général de la Police nationale, est évoqué. Laurent Nunez pourrait également prendre du galon. Comme à chaque remaniement, le nom de Mireille Ballestrazzi - ancienne directrice centrale de la Police judiciaire - revient, tout comme celui de Jean-Yves Le Drian, actuel ministre des Affaires étrangères.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV