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L'avenir se dégage pour Jonathan Jahan, le jeune horticulteur au chômage

Jonathan, le jeune chômeur avec qui Emmanuel Macron a discuté samedi après-midi dans les jardins de l'Elysée.

Jonathan, le jeune chômeur avec qui Emmanuel Macron a discuté samedi après-midi dans les jardins de l'Elysée. - BFMTV

Le jeune homme sermonné par Emmanuel Macron lors des Journées du patrimoine a trouvé de l'aide dans une agence d'intérim locale, qui l'a orienté vers le métier de cariste.

La situation s'éclaircit pour Jonathan Jahan, le jeune horticulteur au chômage qui a croisé le chemin d'Emmanuel Macron à l'Elysée lors des Journées du patrimoine. Grâce à la médiatisation de son échange avec le chef de l'Etat, qui avait affirmé qu'il lui suffirait de "traverser la rue" pour trouver un emploi, le jeune homme de 25 ans voit sa situation évoluer positivement: après avoir réalisé un bilan de compétences, son CV a été retenu par deux employeurs, qui l'ont invité à passer un entretien.

Julien Pruneau, directeur de l'agence d'intérim Synergie de Montargis, dans le Loiret, l'a pris sous son aile et l'a orienté vers le métier de cariste, où l'offre est importante: "On s'est dit que c'est un jeune qui a besoin, qu'il a eu des moments difficiles dans sa vie, et que c'était peut-être à nous, acteurs de l'emploi local, de l'aider. Il m'a dit qu'il n'était pas du tout arrêté par l'idée de travailler dans un domaine spécifique et que tout ce qu'il voulait, c'était travailler pour pouvoir s'en sortir".

Les propositions ont afflué en 10 jours

Jonathan Jahan a même dû faire un choix, car les propositions ont afflué depuis 10 jours. Il a par exemple préféré ne pas donner suite à une vingtaine de propositions dans le secteur horticole, pourtant son principal domaine de compétences. Après son échange avec Emmanuel Macron, l'Elysée l'avait d'ailleurs mis en relation avec la Fédération d'horticulture.

Finalement, Jonathan est en passe de choisir un domaine différent: comme un clin d’œil au chef de l’Etat, qui lui suggérait de s'orienter vers le domaine de la restauration. "J'ai dit que j'avais un CAP horticole et tout le monde s'est focalisé dessus, mais j'ai fait plein d'autres choses aussi. Cette histoire est positive dans le sens où je ne vais pas exercer, comme Emmanuel Macron l'a dit, dans l'hôtellerie ou le bâtiment. J'aime autant être horticulteur que cariste".

Après un parcours de vie compliqué, élevé par des familles d’accueil de 3 ans à 18 ans, le jeune homme voit enfin l'avenir sous de meilleures auspices. Pôle emploi lui a même annoncé mercredi avoir recalculé ses droits. De quoi financer les réparations de son cyclomoteur, indispensable pour retrouver le chemin du travail.

A. K. avec Igor Sahiri