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Joué-lès-Tours et Dijon: Hollande appelle à la vigilance

Le président de la République a rappelé "l'extrême vigilance" des services de l'Etat suite aux drames de Dijon et Joué-lès-Tours.

Le président de la République a rappelé "l'extrême vigilance" des services de l'Etat suite aux drames de Dijon et Joué-lès-Tours. - Patrick Kovarik - AFP

François Hollande s'est exprimé sur les drames de Joué-lès-Tours et Dijon en Conseil des ministres ce lundi. Il a appelé à la "vigilance" et invite "à ne pas céder à la panique".

François Hollande est revenu, lundi, sur les deux incidents dramatiques du weekend. L'attaque d'un commissariat à Joué-les-Tours samedi et la voiture bélier lancée contre des piétons à Dijon dimanche. "Le président de la République a appelé à la solidarité avec les victimes, les familles, à la fois des passants à Dijon et pour les policiers à Joué-les-Tours", a rapporté Stéphane Le Foll à la sortie du Conseil des ministres. 

"Il a rappelé l'extrême vigilance qui est celle de l'ensemble des services de l'Etat dans cette situation", a poursuivi le porte-parole du gouvernement. "Pour le Président, la position de l'exécutif tient en "trois mots : solidarité, vigilance et action".

Pas de lien établit entre les deux drames

Dans les deux cas, les auteurs auraient crié "Allahu Akbar" avant leurs attaques. Les enquêteurs envisagent la piste terroriste, mais François Hollande a appelé à "ne pas céder à la panique" face à ces événements.

La question d'un lien entre les deux drames à quelques heures d'intervalle n'est pas établie.

Quant à un renforcement des services de sécurité, il n'est pas pour le moment à l'ordre du jour. "On n'est pas dans une mobilisation supplémentaire de forces spécifiques", a précisé le porte-parole du gouvernement.

Il a par ailleurs jugé "parfaitement inadmissibles" les déclarations des responsables Front national. Le parti avait notamment réclamé la dissolution de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). "On a bien compris que le FN allait utiliser" ces événements. "La responsabilité qui est la nôtre, c'est de faire respecter l'ordre républicain" en refusant "les amalgames, la stigmatisation", a martelé Stéphane Le Foll.

Un déséquilibré à Dijon?

Dans la matinée, Bernard Cazeneuve avait également recommandé la prudence sur des revendications terroristes. "Chacun sait en France que la menace est réelle", a commenté le ministre de l'Intérieur en déplacement à Dijon, tout en appelant "à ne pas tirer de conclusions hâtives, alors même que l'enquête ne fait que commencer". 

A Dijon, l'automobiliste de quarante ans qui a renversé 13 personnes, était connu à la fois des services de police, mais aussi des services psychiatriques. 

Samedi à Joué-lès-Tours, un homme d'une vingtaine d'années a blessé violemment à l'arme blanche trois policiers, dont les jours ne sont pas en danger. L'agresseur, abattu par les forces de l'ordre s'était récemment converti à l'islam et affichait sur son compte Facebook le drapeau du groupe jihadiste Etat islamique. L'homme n'était pas fiché par la Direction générale de la sécurité Intérieure. Son frère était en revanche connu de ces services et aurait envisagé un temps de se rendre en Syrie.

C. B avec AFP