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Dijon: un automobiliste fauche 11 passants en criant "Allahu Akbar"

Des policiers collectent les indices sur le lieu de l'incident.

Des policiers collectent les indices sur le lieu de l'incident. - Arnaud Finistre - AFP

Le Premier ministre Manuel Valls a exprimé dimanche sa "solidarité" avec les onze personnes blessées à Dijon après le passage d'un automobiliste qui a foncé sur eux au cri d'"Allahu Akbar".

Un automobiliste a été interpellé, dimanche à Dijon, après avoir "délibérément foncé sur une dizaine de passants", a confirmé à BFMTV le syndicat de police Synergie. Il y a onze personnes touchées. Neuf sont blessées dont deux gravement mais leur pronostic vital n'est pas engagé, a expliqué la préfecture à BFMTV. "Les personnes les plus gravement touchées sont polyfracturées, a expliqué le docteur Karim Boudenia qui est intervenu sur les lieux avant que les blessés ne soient transférés au CHU de Dijon. 

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Certains témoins disent "avoir entendu crier 'Allahu Akbar' (Dieu est le plus grand en arabe)", confirme le syndicat à BFMTV. Au moment de son interpellation, l'homme aurait crié "Au nom des enfants de la Palestine", précise également Le Bien Public. Ce sont d'abord quatre personnes qui ont été percutées, selon le quotidien, avant que le véhicule ne revienne et en fauche sept autres. Des témoins ont décrit un homme portant une djellaba, selon une source policière.

Manuel Valls a témoigné de "sa solidarité" aux victimes et apporté "son soutien" aux familles. 

L'homme "d'une quarantaine d'années" aurait "agi seul"

"Le conducteur, âgé d'une quarantaine d'années, a percuté en cinq endroits de la ville des groupes de piétons avant d'être interpellé par les services de police et placé en garde à vue, a confirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet sur BFMTV. Ce dernier a démenti le fait que deux passagers puissent être en fuite comme l'avait expliqué le représentant d'un syndicat de police. "Il aurait agi seul", a-t-il détaillé et était connu de la police pour des faits de droit commun remontant aux années 1990.

"L'homme, né en 1974, présente le profil d'un déséquilibré et serait suivi en hôpital psychiatrique. (...) Pour l'heure ses revendications semblent encore floues", détaille l'AFP qui cite un enquêteur. La préfecture a confirmé ses éléments de profil à BFMTV.

Le précédent de Joué-Lès-Tours

Cette agression survient au lendemain de l'attaque du commissariat de Joué-les-Tours par un jeune homme de 20 ans qui se serait radicalisé sur Internet. Dimanche soir sur TF1, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a estimé que l'agresseur de Joué-lès-Tours, qui s'était converti à l'islam, semblait "à la fois très mystérieux et très déstabilisé".

Dans un communiqué, l'Union des mosquées de France (UMF) a condamné "avec la plus grande vigueur cette agression" visant la police, "un des symboles de notre pays". Elle a appelé "les jeunes Français à ne pas se tromper d'ennemi et de combat".

S.A.