BFMTV

Jean-Luc Mélenchon ne portera pas plainte contre l'homme qui l'a enfariné

Le candidat LFI à la présidentielle de 2022 a reçu un jet de farine samedi au début d'une manifestation contre l'extrême droite à Paris. Il ne devrait pas porter plainte.

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a indiqué dimanche qu'il ne souhaitait pas porter plainte contre la personne qui l'a arrosé de farine samedi lors d'une manifestation, tout en prévenant qu'on allait vers une campagne 2022 "sale et violente".

Le candidat à la présidentielle a reçu un jet de farine samedi au départ d'une manifestation contre l'extrême droite à Paris, alors qu'il répondait à la presse. Avec un complice, l'auteur présumé, animateur d'une chaîne YouTube politique de droite radicale doit être jugé le 7 juillet.

"Cette campagne, elle sera sale et violente"

"C'est une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester. C'est la raison pour laquelle je ne veux pas porter plainte. J'estime que c'est au procureur de la République, c'est-à-dire à l'Etat, de dire s'il considère que c'est un problème qu'on ne puisse pas manifester sans être agressé", a-t-il déclaré à LCI.

"Si le procureur estime que tout ça n'a pas d'importance (...) le garde des Sceaux en assumera la responsabilité", a assuré Jean-Luc Mélenchon.

"Qu'est-ce qui aurait pu m'arriver d'autre? Et bien lundi de cette semaine, nous avons vu une vidéo dans laquelle quelqu'un portait neuf coups de fusils sur un mannequin, quatorze coups de couteau en disant les électeurs insoumis, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, ne sont pas à l'abri", a-t-il rappelé.

Cette semaine, la gifle contre le président de la République, l'enfarinage de François de Rugy (LaREM) comme celui qu'il a subi, "ça raconte l'histoire de la montée progressive de l'extrême droite dans ce qui a toujours été sa tactique et sa manière de faire", selon lui.

"Cette campagne électorale, j'ai dit qu'elle serait sale et elle sera violente, et c'est commencé", a ajouté Jean-Luc Mélenchon. "Pourquoi y a-t-il ce déni de cette forme de violence-là? Pourquoi quand il s'agit du terrorisme islamiste on en entend parler pendant des heures et dès qu'il s'agit des attentats de l'extrême droite, la police internationale dit que c'est un des dangers majeurs en Europe, et on fait comme si ce n'était pas le cas", s'est-il interrogé.

Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV