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Insécurité: Robert Ménard réclame un "régime autoritaire"

Le maire de Béziers, Robert Ménard, lors d'un meeting à Sète, le 22 janvier 2020

Le maire de Béziers, Robert Ménard, lors d'un meeting à Sète, le 22 janvier 2020 - Pascal GUYOT © 2019 AFP

Pour lutter contre l'insécurité, le maire de Béziers Robert Ménard a réclamé ce mardi un "régime autoritaire" avec "quelqu'un qui fasse ce pour quoi il est élu" et où "on préfère son pays à l'Union européenne".

Le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Rassemblement national, a réclamé ce mardi un "régime autoritaire" pour lutter contre l'insécurité, en citant la Hongrie et la Pologne, qui s'affranchissent notamment de la Cour européenne des droits de l'Homme.

"Vivement qu'on ait un régime un peu plus autoritaire qui sache taper du poing sur la table", a déclaré sur CNews le maire de Béziers, en réagissant à la destruction de mâts de vidéosurveillance au moyen d'un engin de chantier à Montbéliard (Doubs).

"On tolère un certain nombre de choses qui sont intolérables"

"Le problème aujourd'hui c'est qu'on tolère un certain nombre de choses qui sont intolérables", a-t-il encore dit, sans détailler. "Il faut un régime autoritaire (...) pour avoir la force de dire que tant qu'on ne sortira pas en partie de la Cour européenne des droits de l'Homme et de la Cour de justice (de l'Union) européenne on ne sortira pas de ces situations", a ajouté le maire de Béziers.

Interrogé pour savoir ce qu'il entendait par cette expression, l'édile a répondu: "c'est la Hongrie, la Pologne, des régimes où on ne se couche pas devant l'Union européenne, des régimes où on préfère son pays à l'Union européenne" et "c'est arrêter de nous gonfler avec la démocratie participative".

"Ce que les gens demandent, dans ma ville comme ailleurs, c'est quelqu'un qui (...) fasse ce pour quoi il est élu, qui ne change pas d'avis", a-t-il ajouté. Les gens "en ont marre des eunuques du vocabulaire" qui "n'appellent jamais les choses par leur nom".

"Quand je serai président de la République on en reparlera", a conclu Robert Ménard sur le ton de l'ironie, en défendant le "besoin d'un type autoritaire et mal élevé" à la tête de l'État. "Arrêtez avec la dignité du débat, les gens en crèvent (de) la dignité du débat. (...) Moi j'ai juste envie de changer la France".

S.B.-E. avec AFP