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Immeubles effondrés à Marseille: "Tout cela va se terminer au pénal" prédit Mélenchon 

Le député LFI des Bouches-du-Rhône a déploré lundi soir sur notre antenne la vétusté des bâtiments qui se sont écroulés ce lundi dans "un quartier pauvre" de Marseille, pointant du doigt la responsabilité des marchands de sommeil.

Jean-Luc Mélenchon n'a pas caché sa colère ce lundi soir sur notre antenne, alors que trois immeubles se sont effondrés dans le centre-ville de Marseille et qu'une dizaine de personnes manquent à l'appel.

"Il y a des responsabilités administratives et politiques" a d'abord déclaré l'élu des Bouches-du-Rhône, furieux. "Les gouvernements successifs se sont désintéressés de l'habitat populaire. On compte trois millions de logements insalubres dans le pays et 400.000 d'entre eux présentent des travers extrêmement graves, qui les rendent menaçants pour ceux qui les occupent".
"Je comprends qu'il y a ait des personnes qui se sentent mal" a-t-il ajouté, "notamment chez les marchands de sommeil parce que tout cela va se terminer au pénal, s'il y a en effet mort d'hommes."

Un quartier "de pauvres"

"Ce sont les maisons des pauvres qui se sont écroulées" a encore déploré Jean-Luc Mélenchon. "Là nous sommes dans un quartier traditionnel de Marseille, qui est un quartier de pauvres." 
"La probabilité qu'il y ait des gens sous les décombres est très forte" a poursuivi le député des Bouches-du-Rhône. "Et ces gens-là n'étaient pas des squatteurs, c'était des gens qui payaient un loyer, et d'ailleurs plutôt cher".

"Il y avait le numéro 63 qui était en quelque sorte condamné, qui appartenait à la ville", a rappelé Jean-Luc Mélenchon. "Et le numéro 65 mitoyen qui lui avait été déclaré commode, viable il y a même pas dix jours par des experts qui étaient venus. Or c'est celui-ci qui est tombé le premier et qui a entraîné l'autre dans sa chute". Le député et chef de file de La France insoumise s'est rendu sur les lieux du drame lundi après-midi.

Jeanne Bulant