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Hulot : « Il faut un plan Marshall » pour l’écologie

Nicolas Hulot

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Nicolas Hulot, invité ce jeudi sur RMC et BFMTV, a appelé à mettre en place une vraie politique énergétique. A la tête de sa fondation pour la Nature et l’Homme, il a déploré le manque « de stratégie visible » dans la recherche sur les énergies renouvelables.

Nicolas Hulot, invité ce jeudi de RMC et BFMTV, demande l’instauration d’un « plan Marshall » pour l’écologie. L’ancien candidat à la primaire Europe Ecologie-Les Verts (EELV) dans la course à la présidentielle a plaidé pour des mesures fiscales ainsi qu’un dispositif pour faire des économies, créer des emplois et répondre au défi énergétique. « Il faut un plan Marshall, via des mesures fiscales, un basculement des régulations, des normes, tout un dispositif pour faire des économies, créer des emplois et répondre au défi énergétique. Il y a à la clé des économies à faire ».Nicolas Hulot a aussi précisé que selon lui « la meilleure manière de répondre à ces défis ce n’est pas de baisser le prix des carburants. Il faut donner la possibilité à tout un chacun de baisser leur consommation. Il faut rénover le bâtiment ancien, il faut des véhicules qui consomment un ou deux litres aux 100, avoir de l’électroménager qui consomme moins. C’est tout un dispositif. Il faut basculer toute la fiscalité, qui est un outil de régulation qui porte sur le travail, sur la fiscalité écologique ».

« J’aurais refusé d’être ministre »

Nicolas Hulot ne souhaite pas entrer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. « Je pense que je suis plus utile à essayer de jeter des passerelles, d'apporter des solutions et des propositions », a dit jeudi sur RMC et BFMTV l'ancien candidat à la primaire écologiste, alors qu'on lui demandait s'il accepterait un poste de ministre. « Non. Ministre, vous vous privez de l'attention de la moitié de la société française », a-t-il indiqué.
Sur son implication politique, Nicolas Hulot a indiqué que « la déception viendra sans doute plus tard. Je suis déçu globalement que ce sujet soit traité occasionnellement. On a un déficit de vision, on fait du copié-collé de recettes économiques obsolètes. Et on s’étonne que cela reproduise les mêmes effets ».

La Rédaction avec BFMTV