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Hollande : « Sarkozy, champion de la dénonce »

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En plein scandale sur les rémunérations des grands patrons, Nicolas Sarkozy appelle à plus de responsabilité. François Hollande, lui, attend une loi et fait des propositions.

Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy sur la politique économique et sociale du gouvernement à Saint-Quentin dans l'Aisne, l'ancien Premier secrétaire du PS François Hollande s'élève contre la politique du Chef de l'Etat : « Ce qui est insupportable pour les citoyens, c'est que la parole publique ne se traduit pas en acte public. Prenez l'exemple de ces rémunérations scandaleuses, ces bonus et stocks options dont l'actualité est pleine : le Président de la République dénonce - de ce point de vue-là, il est champion - il met l'accent sur la morale, sur la vertu... On se dit qu'il va aller jusqu'à la sanction, qu'il va y avoir une loi. Et on nous dit : non, on va laisser une nouvelle fois le patronat définir ses normes, ses codes, ses chartes, et puis on verra bien s'il y a lieu de légiférer. Quand il s'agit de bandes, comme il en a parlé, qui font des intrusions dans des collèges, c'est inadmissible, inacceptable, scandaleux. Là, on nous dit : il va y avoir une loi qui va réprimer plus durement. Alors pourquoi lorsqu'il s'agit de scandale financier, on dit que ça va s'arranger par la discussion, et lorsqu'il s'agit de scandale de sécurité publique, on dit qu'il va y avoir une loi ? Ce décalage entre la parole prononcée et l'acte qui n'est jamais suivi d'effet crée, je crois, le malaise politique que nous connaissons. »

A quand une loi sur les salaires des patrons ?

En pleine polémique sur la rémunération des patrons, François Hollande soutient la proposition du député UMP Christian Estrosi de plafonner à 40 000 euros par mois le salaire des dirigeants des entreprises aidées par l'Etat. L'ancien Premier secrétaire du PS fait 3 propositions pour moraliser la vie économique en France : « Premièrement, il faut plafonner les rémunérations dans les entreprises qui ont reçu un subside, une subvention, une aide de l'Etat. Deuxième mesure qu'il faut prendre : interdire les stocks options dans les grandes entreprises. Troisième proposition : il faut supprimer le bouclier fiscal, car on voit bien que dans une période de crise, l'équité, la justice, le sentiment que chacun fait des sacrifices, c'est essentiel. »

La rédaction-Bourdin & Co