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Hausse des prix: Macron défend le choix de l'indemnité inflation de 100 euros, "plus juste et ciblée"

Le président de la République a justifié le choix pris par le gouvernement de proposer une indemnité inflation de 100 euros pour 38 millions de Français.

Le président fait le service après-vente du Premier ministre. Emmanuel Macron a justifié ce vendredi le choix du gouvernement d'instaurer une indemnité inflation de 100 euros afin de faire face à la hausse des prix des carburants, du gaz, de l'électricité et des produits alimentaires.

"Je considère que c'est plus juste et mieux ciblé" que la baisse dex taxes, a estimé le chef de l'État depuis Bruxelles, "manipuler la TVA n'est pas possible en droit européen et sur les taxes sur les carburants nous sommes à peu près dans la moyenne, mais ça coûte beaucoup plus cher".

"Les chèques c'est exactement ce qu'il faut faire", c'est "un choix d'urgence, pour répondre à un choc soudain". "Et on n'avait pas fait assez vite il y a trois ans, je le reconnais très aisément", a-t-il dit, en allusion à la crise des gilets jaunes fin 2018. Mais à plus long terme, "on va aller vers une augmentation des prix de l'énergie et il faut intensifier l'aide à la transition", a-t-il dit, en citant les aides à la rénovation des bâtiments ou pour la conversion des véhicules.

"La crise va sans doute durer"

"Si on veut accompagner sur le pouvoir d'achat les gens qui sont soumis à des augmentations sur les différents segments, mieux vaut avoir un instrument plus ciblé qu'un instrument général", a enfin estimé Emmanuel Macron, jugeant que "la crise va sans doute durer".

"Les mesures adoptées par le gouvernement vont permettre de protéger nos concitoyens sur le moyen terme", a poursuivi le président de la République.

Le Premier ministre a annoncé jeudi soir une indemnité inflation de 100 euros versée aux Français qui gagnent moins de 2000 euros net par mois. Une aide qui sera versée à quelque 38 millions de Français en réponse à la flambée des prix de l'essence, de l'énergie et de l'alimentation.

Cette aide n'est "pas liée à quelque cycle politique que ce soit", assuré Emmanuel Macron alors qu'une partie de l'opposition lui reproche des "cadeaux" à six mois de la présidentielle.

Plusieurs opposants politiques ont fustigé pour leur part une réponse à court terme du gouvernement face à cette hausse des prix. Marine Le Pen a notamment estimé que l'indemnité annoncée jeudi soir par Jean Castex "ne répond pas à la détresse des Français pour payer leurs factures". De son côté Fabien Roussel a reconnu "une mesure qui soulagera un peu les Français" mais estime cependant que "le compte n'y est pas".

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV