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Hausse de la délinquance à Paris: Christophe Castaner répond à Anne Hidalgo

Répondant à la mairie de Paris qui accuse l'État d'avoir laissé la délinquance exploser à Paris, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a déploré ce vendredi une "vaine polémique" en période électorale.

Accusé d'avoir laissé grimper la délinquance à Paris, Christophe Castaner a répondu à la mairie de Paris. En déplacement à Nice, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a reconnu une forte cette hausse de la délinquance mais dénoncé la "vaine polémique".

"Si la question est de savoir si on peut démultiplier les forces de l'ordre pendant un temps court, la réponse est non. Ceux qui sont mobilisés le samedi pour la sécurité des Français et des Parisiens le sont de fait moins les autres jours de la semaine. Nous avons connu ces derniers mois des chiffres qui étaient moins bons. Je rappelle quand même que l'année 2018 nous avons connu les meilleurs chiffres en matière de lutte contre la délinquance, je pense que c'est une vaine polémique", a insisté le ministre. 

Cette semaine, la mairie de Paris a mis en cause l'Etat, face aux mauvais chiffres de la délinquance. Occupé au maintien de l'ordre notamment pendant les samedis de mobilisation des gilets jaunes, l'Etat aurait délaissé la sécurité du quotidien, selon la municipalité. Conséquence: vols à la tire, atteintes aux personnes ou encore cambriolages sont en hausse dans la capitale. 

Une polémique en période électorale 

Pour Christophe Castaner, cette polémique est un mauvais procès livré à l'heure du début de la campagne électorale pour les municipales. 

"J'ai rencontré Anne Hidalgo dès ma prise de fonction, je me suis rendu à l'Hôtel de ville de Paris. Manifestement, nous rentrons dans une période électorale où elle choisit de privilégier la dimension politique. Moi je privilégie la sécurité des Français et des Parisiens", a ajouté Christophe Castaner. 

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs ironisé sur les critiques de la mairie de Paris, estimant que le renfort de mobilisation des policiers pour les manifestations des gilets jaunes avait aussi été une demande de la municipalité.

Carole Blanchard