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Valls: la tentative d’attentat visait "les catholiques de France"

Le Premier ministre Manuel Valls à Villejuif, ce mercredi.

Le Premier ministre Manuel Valls à Villejuif, ce mercredi. - BFMTV

A Villejuif, ce mercredi dans le Val-de-Marne, le Premier ministre a assuré que le gouvernement allait prendre "toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des lieux les plus sensibles". "Les fidèles de la religion catholique doivent pouvoir pratiquer leur culte, aller à la messe en parfaite sérénité", a martelé Manuel Valls.

"Les catholiques de France étaient visés, pour la première fois". C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre après la visite ce mercredi, avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, des deux églises qui auraient été ciblées par le projet d'attentat, évité avec l'interpellation fortuite d'un suspect dimanche.

Protection des églises

"Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des lieux les plus sensibles", a déclaré Manuel Valls. "Les fidèles de la religion catholique doivent pouvoir pratiquer leur culte, aller à la messe en parfaite sérénité".

"Vouloir s'en prendre à une église, c'est s'en prendre à un symbole de la France, c'est l'essence même de la France qu'on a sans doute voulu viser", a ajouté le chef du gouvernement.

"La France a un patrimoine chrétien exceptionnel, ses cathédrales, ses églises, ses chapelles attirent des touristes, des pèlerins", a-t-il souligné. "Ce patrimoine doit être protégé mais il doit rester ouvert". "Je veux apporter un message de solidarité et de soutien aux chrétiens, qui sont éprouvés dans le monde", a poursuivi Manuel Valls.

Hommage à Aurélie Châtelain

Pour finir, le Premier ministre a rendu hommage à Aurélie Châtelain, "une victime du terrorisme", qui a été tuée "dans des circonstances qui devront être pleinement déterminées par l'enquête".

Moins de quatre mois après les attaques de Paris, en janvier, un projet d’attentat contre "une ou deux églises" vient d'être évité avec l'arrestation fortuite d'un homme à Paris. Le suspect avait chez lui des documents sur les "organisations terroristes Al-Qaïda et Etat islamique", selon le procureur de Paris, François Molins, et a évoqué les "modalités de commission d'un attentat" avec un contact en Syrie. Ce dernier lui a demandé "explicitement de cibler particulièrement une église".

C. P.