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Valls enterre le récépissé du contrôle d'identité

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Dans un entretien publié dans Libération mercredi, le ministre de l'Intérieur affirme qu'il a toujours été "sceptique sur le sujet".

Dans son 30e "engagement pour la France", le candidat Hollande avait dit sa détermination à lutter "contre le délit de faciès dans les contrôles d'identité par une procédure respectueuse des citoyens". Sans toutefois évoquer explicitement les récépissés.

Cette piste, étudiée un temps par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, est finalement abandonnée aujourd'hui. "Ce n’est pas une nouvelle, j’ai toujours été sceptique sur ce sujet" explique-t-il dans un entretien au quotidien Libération.

"ridicule" et "inopérant"

La une de Libération ce mercredi
La une de Libération ce mercredi © -

Dès juin, Manuel Valls n'avait pas caché son manque d'enthousiasme pour ce dispositif, qui rencontrait une très vive opposition des syndicats de police : "Je ne veux pas imposer un dispositif qui, très vite, tournerait au ridicule et serait inopérant", "Je ne vois pas, à ce stade, comment ça marche", avait-il alors indiqué.

La Commission nationale informatique et liberté (Cnil) avait exprimé ses réserves sur les récépissés qui nécessitaient la création d'un nouveau fichier. Selon Libération, qui titre "Valls cède aux flics", c'est pourtant plus "le risque de fichage" que la peur des syndicats qui a fait reculer le ministre.

Défenseur des droits

En juillet, le récépissé des contrôles d'identité n'était pas encore officiellement abandonné, mais suspendu à la remise du rapport du Défenseur des droits, Dominique Baudis. D'autres pistes étaient alors évoquées, comme le retour du matricule sur les uniformes des policiers, disparu depuis 27 ans.