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Soupçons de viols en Centrafrique: Le Drian appelle les éventuels coupables à se dénoncer

Jean-Yves Le Drian, ici après le conseil des ministres le 8 avril 2015, exige des soldats accusés de viols en Centrafrique qu'ils se dénoncent.

Jean-Yves Le Drian, ici après le conseil des ministres le 8 avril 2015, exige des soldats accusés de viols en Centrafrique qu'ils se dénoncent. - Lionel Bonaventure - AFP

Le ministre de la Défense estime que si les accusations de viols sur des enfants en Centrafrique par des soldats français sont avérées, les coupables doivent "se dénoncer immédiatement". 

"Du dégoût": c'est ce qu'a ressenti Jean-Yves le Drian après avoir été informé que des soldats français étaient accusés de viols sur des enfants en Centrafrique. Dans le Journal du dimanche, le ministre de la Défense s'exprime après les révélations sur ces accusations, développées dans un rapport de l'ONU. Il estime que si un soldat français s'est effectivement rendu coupable de ce type d'exaction, il doit "se dénoncer immédiatement".

"Si les faits sont avérés, je ne mesurerai pas ma colère, parce lorsque le soldat français est en mission, il est la France. Si d'aventure un seul d'entre eux a commis de tels actes, qu'il se dénonce immédiatement". "Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, il faut qu'il le dise dès à présent, car cela revient à trahir ses camarades, l'image de la France et la mission des armées", a-t-il ajouté.

14 soldats mis en cause

Il assure avoir ressenti, lorsqu'il a été informé de l'affaire le 27 juillet 2014, "du dégoût, une forme de trahison par rapport à la mission confiée à l'opération Sangaris, et aussi un intense besoin de vérité".

"J'ai immédiatement transmis le rapport à la justice. C'était notre volonté pour que toute la vérité soit faite le plus vite possible", a ajouté le ministre. "Les faits allégués étaient très graves. Mon souci unique était la transparence et la vérité. L'enquête devait quitter l'institution militaire et revenir à la justice. Je respecte les règles de la procédure de manière méticuleuse", a poursuivi Jean Yves Le Drian.

"Je crois que c'est une enquête complexe. Depuis les faits allégués, la plupart des soldats ont quitté ce théâtre d'opération mais cela ne doit pas empêcher la justice de faire son travail avec célérité", a-t-il conclu.

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique. Certains des soldats, "très peu" selon cette source, ont été identifiés. L'enquête est toujours en cours.

la rédaction avec AFP