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Réforme pénale: Taubira regrette "le manque de moyens" de la justice

La réforme pénale controversée de Taubira sera examinée mardi à l'Assemblée. La ministre de la justice, le 22 mai, à Paris

La réforme pénale controversée de Taubira sera examinée mardi à l'Assemblée. La ministre de la justice, le 22 mai, à Paris - -

Apôtres des peines en milieu ouvert contre partisans du tout carcéral: l'Assemblée nationale entame mardi l'examen de la réforme pénale controversée de Christiane Taubira qui créé une peine de probation jugée plus efficace que l'enfermement pour lutter contre la récidive.

La Garde des Sceaux Christiane Taubira, admet que la lenteur de la justice est due à un "manque de moyens" que le gouvernement est en train de corriger, dans un entretien publié lundi par Le Parisien.

"Je reconnais qu'il y a un manque de moyens", dit la ministre de la Justice qui explique que "sur les cinq années à venir, 1.400 magistrats vont partir à la retraite, et les recrutements décidés sous le précédent quinquennat n'ont pas permis de pallier ces départs". "A notre arrivée, nous avons décidé de créer 500 postes par an", ajoute-t-elle alors que la réforme pénale est examinée à partir de mardi à l'Assemblée nationale.

Focus sur la réinsertion

Cette réforme pénale controversée de la ministre créé notamment une peine de probation jugée plus efficace que l'enfermement pour lutter contre la récidive.

Mais ce projet de loi qui ambitionnait de repenser le sens et la finalité de la peine en privilégiant la réinsertion a perdu un peu de sa portée lors les arbitrages gouvernementaux mais marque néanmoins une rupture avec l'orientation des dernières années.

Comme promis en 2012 par le candidat François Hollande, le texte supprime les peines planchers pour les récidivistes créées sous Nicolas Sarkozy pour revenir au principe d'individualisation de la peine. Il crée, pour les délits, une nouvelle peine en milieu ouvert, "la contrainte pénale", et entend éviter les sorties sèches de prison en instaurant un rendez-vous au deux-tiers de la peine afin que le juge examine une éventuelle libération conditionnelle ou "sous contrainte".

H.F. avec AFP