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Propos sur Castro: attaquée, Royal dénonce une polémique "déplacée"

Ségolène Royal, le 4 décembre 2016, à Cuba lors des funérailles de Fidel Castro.

Ségolène Royal, le 4 décembre 2016, à Cuba lors des funérailles de Fidel Castro. - BFMTV

Ségolène Royal, critiquée pour avoir salué la mémoire de Fidel Castro lors de ses funérailles ce dimanche, a estimé qu'il n'y avait "aucune raison de polémiquer".

"Il n'y a aucune raison de polémiquer, ou d'utiliser, pour faire de la politique politicienne cet événement", a réagi depuis Cuba Ségolène Royal, fustigée ce dimanche pour avoir défendu le régime castriste endeuillé par le décès du "Comandante" Fidel Castro et dont les funérailles se sont déroulées plus tôt dans la journée.

Royal appelle au respect le jour des funérailles

"Je suis une voix de paix, de réconciliation, de construction du présent et du futur. Je ne remugle pas le passé, ça c'est le rôle des historiens", a déclaré la ministre de l'Ecologie qui a appelé au respect le jour des funérailles.

"Ces polémiques sont particulièrement déplacées (...)", a-t-elle insisté.

Ségolène Royal estime que lors d'obsèques "on n'enfonce pas, on ne dénigre pas, on ne caricature pas tout un peuple, tout un pays, qui a envie de regarder le présent de façon positive et le futur de façon constructive", a-t-elle renchéri. "Il faut s'écarter de tout dénigrement systématique, c'est aux historiens de faire le bilan de cette histoire", a-t-elle encore dit.

"Je ne suis pas venue ici pour faire le bilan de la période de Fidel Castro, mais personne ne peut nier qu'il y a du négatif et du positif".

"Un monument de l'Histoire"

La veille au soir, face à plusieurs journalistes français, la numéro trois du gouvernement avait salué Fidel Castro comme "un monument de l'Histoire", rejetant les accusations de violations des droits de l'homme à son encontre.

Changement de ton, ce dimanche. De nouveau interrogée sur cette thématique, Ségolène Royal a déclaré que "ce problème-là doit être réglé, effectivement", avant d'ajouter:

"D'ailleurs, dans le cadre de l'accord entre l'Union européenne et Cuba, ce problème sera posé."

Des personnalités de droite comme de gauche, également issues du gouvernement, se sont alors insurgées contre ces propos.

A.C. avec AFP