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Pendant le discours de Philippe, Macron était sous l'eau

Pendant qu'Edouard Philippe faisait face aux députés, Emmanuel Macron était dans un sous-marin nucléaire, moins de 24 heures après sa déclaration devant le Congrès à Versailles. Il a d'ailleurs pris la parole à l'adresse des 110 membres d'équipage.

Alors qu'Edouard Philippe tenait ce mardi son discours de politique générale devant l'Assemblé nationale, Emmanuel Macron était lui à bord du sous-marin nucléaire "Le Terrible", à 300 kilomètres des côtes françaises.

Transporté à bord par hélicoptère, le chef de l'Etat a passé environ quatre heures à l'intérieur, et a peut-être raté l'intervention de son Premier ministre. Il y a déjeuné, visité les postes d'équipage, le poste de commandement ainsi que l'hôpital de bord. Il devait également observer "une séquence de lancement simulée de missiles nucléaires".

Macron parle aux 110 membres d'équipage

Le président de la République tenait surtout à rencontrer "celles et ceux qui œuvrent à la nécessaire permanence de la dissuasion française et qui font écho à sa détermination à garantir les intérêts vitaux de la France", a indiqué son entourage.

Une fois la visite terminée, Emmanuel Macron n'a pas su résister à la tentation de s'emparer du haut-parleur pour s'adresser aux 110 hommes embarqués dans le sous-marin pour une mission de 90 jours.

"Bonjour à toutes et à tous, c'est votre président de la République. Je m'apprête à vous quitter. Je voulais vous remercier très chaleureusement, très sincèrement de l'accueil que vous m'avez réservé durant ces quelques heures à vos côtés", leur a-t-il lancé, sous les yeux du capitaine.

Plus tôt dans la journée, le président de la République s'était rendu pour la première fois sur la base de l'Ile Longue, près de Brest. Il y a rencontré une vingtaine de civils et militaires participant à l'entretien des sous-marin nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), comme "Le Terrible".

Emmanuel Macron est le troisième président à se rendre dans un sous-marin nucléaire, après François Hollande en 2012 et Valéry Giscard d'Estaing en 1974.

F. H. avec AFP