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Pellerin: "l'espionnage n'est pas une nouveauté"

Fleur Pellerin

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La ministre déléguée chargée de l'Economie numérique a réagi, lundi sur BFMTV, aux accusations d'espionnage de l'Union européenne par les États-Unis.

Si Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a demandé aux autorités américaines des explications concernant les allégations d'espionnage de l'UE portées par le journal allemand Der Spiegel, sa consoeur Fleur Pellerin demande à ce que l'on distingue "deux choses", lundi sur BFMTV.

"L'espionnage de l'Union européenne, ce n'est ni une nouveauté, ni la première fois que cela se produit, a indiqué la ministre déléguée chargée de l'Economie numérique", avant d'insister: "Il ne faut pas en rajouter même s'il ne s'agit pas d'un acte amical de la part d'une puissance amie. Attendons leurs explications".

En revanche, le système Prism, révélé par Edward Snowden, chagrine Fleur Pellerin. "Ce qui est particulièrement choquant c'est le dispositif, s'il est avéré, de surveillance généralisée des populations. C'est bien plus grave qu'une simple affaire d'espionnage".

Taubira plus virulente

Cette position est beaucoup plus modérée que celle de certains autres membres du gouvernement. La ministre de la Justice Christiane Taubira a par exemple évoqué sur BFMTV dimanche un "acte d'hostilité inqualifiable" si les faits cités étaient avérés.

Le quotidien britannique The Guardian a affirmé dimanche que la France, l'Italie et la Grèce figuraient parmi les 38 "cibles" surveillées par l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine.

Fleur Pellerin a en outre plaidé pour qu'une réflexion soit menée sur le statut international des "whistle-blowers", ces citoyens lanceurs d'alerte "qui délivrent un certain nombre d'informations au grand public ou à la presse en pensant révéler quelque chose d'illégal".


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S. A.