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Nice: hué lors de l'hommage aux victimes, Valls juge les sifflets "indignes"

Manuel Valls, entouré de Marisol Touraine et de Christian Estrosi, lors de l'hommage aux victimes de l'attentat de Nice le 18 juillet.

Manuel Valls, entouré de Marisol Touraine et de Christian Estrosi, lors de l'hommage aux victimes de l'attentat de Nice le 18 juillet. - Valery Hache - AFP

Le Premier ministre estime que les huées et sifflets qu'il a reçus lundi à Nice sont le fait "d'une minorité".

Les huées et sifflets lancés à l'encontre de Manuel Valls lundi, avant et après une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat de Nice, n'ont pas laissé le Premier ministre de marbre.

Dans un entretien à Nice Matin, le chef du gouvernement qualifie "d'indignes" ces manifestations à son égard, mais il préfère minimiser l'événement. "C'est l'attitude peu spontanée d'une minorité, l'immense majorité de la foule était là pour se recueillir", a affirmé le Premier ministre dans une déclaration au quotidien local.

"Mais quand on chauffe à blanc des militants, des sympathisants, il ne faut pas s'étonner de recueillir de la division et de la haine. Cette image n'est pas celle de Nice et pas davantage celle de la France", ajoute le Manuel Valls, sans toutefois viser nommément quiconque. 

"Ma place était d'être parmi les Niçois"

Pour lui, cette réaction est aussi une conséquence de l'émotion, encore vive après l'attentat qui a coûté la vie à 84 personnes. "La colère des Français, la peur, le désespoir, c'est à moi, c'est à nous de les prendre sur nos épaules", explique Manuel Valls. "Des enfants sont morts, des familles ont été déchirées par la barbarie. Ma place était d'être parmi les Niçois. Mais il faut de la dignité."

Signe de l'émotion mêlée de tension régnant dans le pays, le cortège rassemblant Manuel Valls et les autres membres du gouvernement l'accompagnant à Nice a été hué à son arrivée, puis à son départ de la promenade des Anglais, sous des cris "Assassins!", "Démission!". Ils étaient 45.000 à venir respecter une minute de silence lundi à midi, pour rendre hommage aux victimes de l'attentat.

A. K.