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Marlène Schiappa: "Les femmes sont considérées comme des agents à risques" dans l'entreprise

La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a déclaré ce vendredi sur BFMTV vouloir s'attaquer aux causes des inégalités de salaires entre les deux sexes. La fondatrice du réseau Maman travaille est revenue sur les raisons de ces écarts salariaux.

A partir de 11h44 ce vendredi, les femmes travaillent "bénévolement" selon la newsletter Les contributrices des Glorieuses. La raison? Les femmes gagnent 15,8% de moins que leurs homologues masculins. Invitée sur BFMTV ce vendredi, Marlène Schiappa a fait le point sur ces différences. La secrétaire d'État chargée de l'Égalité met en avant "des raisons systémiques", sans considérer que cela est "justifiable".

"Les femmes sont considérées comme des agents à risques: au moment du recrutement, on va plus recruter un homme qu'une femme parce qu'on va considérer qu'une femme, potentiellement, va être enceinte, va être une mère, va s'absenter."

"Des jeunes diplômés hommes demandent des salaires supérieurs"

La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes prend pour exemple les ingénieurs. "En sortant d'école d'ingénieur, des jeunes diplômés hommes demandent des salaires supérieurs aux diplômées femmes", explique-t-elle.

Marlène Schiappa a par ailleurs indiqué qu'il fallait que "les entreprises respectent leurs obligations légales et paient de la même manière les hommes et les femmes".

"S'attaquer aux causes"

La secrétaire d'Etat estime qu'il faut s'attaquer aux causes des inégalités. Elle évoque entre autres la question des modes de garde.

"Dans la plupart des familles, entre 96 et 98 % des couples hétérosexuels, quand il n'y a pas de mode de garde, c'est la mère qui s'arrête de travailler pour s'occuper des enfants, qui sort du marché du travail pendant quelques années, qui prend un retard de salaire au niveau de sa carrière et donc est moins payée sur le long terme."

La secrétaire d'État travaille également à encourager les filles à s'orienter vers des filières dites d'excellence. "Avec le ministre de l'Education nationale, nous travaillons pour encourager l'orientation des jeunes filles vers des filières de nouvelles technologies qui sont porteuses d'avenir, d'emploi et bien rémunérées", a-t-elle estimé.

Pauline Normand