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Mais où était passée la ministre des Armées?

La ministre des Armées Florence Parly lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale le 19 juillet 2017.

La ministre des Armées Florence Parly lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale le 19 juillet 2017. - François Guillot - AFP

La ministre des Armées est restée laconique pendant l’épisode houleux entre le président de la République et le général Pierre de Villiers, qui a mené à la démission du chef d’état-major des armées mercredi matin.

Où était Florence Parly pendant la tempête? Dans le conflit entre Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers, puis l’épisode de transition entre l’ex et le nouveau chef d’état-major des Armées François Lecointre, la ministre des Armées est restée relativement discrète.

Après un déplacement de deux jours à Chypre et en Jordanie, c'est pourtant Florence Parly qui, de retour à Paris mercredi, a proposé "un seul nom" en Conseil des ministres pour succéder à Pierre de Villiers. Elle a affirmé "respecter le choix du général de Villiers", à la fois lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale et dans un communiqué, a "rendu hommage à (son) action" et salué la nomination du nouveau chef d’état-major des armées, François Lecointre, "un officier exceptionnel et expérimenté".

Sur son compte Twitter, elle a ensuite indiqué qu’elle s’était entretenue avec le général Lecointre après sa nomination.

Ce jeudi matin sur notre antenne, l’éditorialiste Christophe Barbier estime pourtant que la ministre avait "complètement disparu dans cet épisode".

"C’est elle qui aurait dû porter le clash budgétaire avec Villiers. En tant qu’ancienne secrétaire d’Etat au Budget, responsable des Armées, elle a laissé s’installer un duel président-chef d’état-major, elle était complètement ailleurs", critique l’éditorialiste.

Ce rôle, Emmanuel Macron l’a par ailleurs réaffirmé mercredi en affirmant que François Lecointre "n’aura non pas un budget à défendre, car c’est le rôle de la ministre des Armées, il aura des troupes à défendre, des opérations à mener".

"Les armées ont été entendues" sur le budget

Et ce budget, Florence Parly l’a défendu du bout des lèvres ces derniers jours, en déplacement à Chypre et en Jordanie. "Les armées ont été entendues. On est allés au maximum de ce qu’on pouvait consentir", a-t-elle affirmé au Figaro, garantissant un budget "équivalent" à la loi de finance initiale.

"Nous ferons porter ces réductions sur les programmes d’investissement sur le long terme. Cela n’aura donc pas d’impact sur le budget d’intervention en 2017 et 2018 et sera géré dans le cadre de la loi de programmation militaire 2019-2025", a-t-elle affirmé.

Reconnaissant qu’il "était évident que la défense serait mise à contribution", la ministre des Armées a détaillé un "combat" budgétaire mouvementé ces derniers jours, mentionnant son "agenda politique très dense".

Le quotidien rapporte que la ministre a eu "de nombreux contacts au téléphone avec les protagonistes" de l’affaire Macron-De Villiers lors de son déplacement. Pas de prise de position donc, mais un épisode suivi néanmoins de près par Florence Parly.

Liv Audigane