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Macron face aux urnes d'ici 2017?

Emmanuel Macron, ici en mars 2015, pense à son avenir au-delà de 2017.

Emmanuel Macron, ici en mars 2015, pense à son avenir au-delà de 2017. - Loic Venance - AFP

Sa loi votée grâce à l'aide du 49.3, le ministre de l'Economie se voit désormais courtisé par ses pairs pour affronter le suffrage universel lors des prochaines élections législatives.

Une étape est franchie. Jeudi, la loi Macron a été votée définitivement par les députés à l'Assemblée nationale. Un vote sans gloire, puisque pour la troisième fois en cinq mois, l'article 49.3 de la Constitution a été utilisé par l'exécutif pour faire passer le texte en évitant la case du vote, jugée trop périlleuse.

Désormais, Emmanuel Macron doit réfléchir à son avenir, notamment pour l'après 2017. Parmi ses amis socialistes, certains ont repéré en lui une figure montante à ne pas laisser filer, et se pressent autour de lui. Objectif: le convaincre de se présenter aux élections législatives, qui ont lieu en 2017.

Macron botte en touche

Selon Le Parisien, François Rebsamen, ministre du Travail, lui aurait ainsi proposé "un petit coup de main" pour être parachuté en Côte d'Or, tandis que Jean Glavany aurait vu en lui le successeur idéal pour sa circonscription des Hautes-Pyrénées. Somme, Eure, Val-de-Marne… Les propositions pleuvent sur ce jeune espoir de la politique, et pas seulement pour les législatives.

Pour l'instant, l'ancien banquier botte en touche et affirme n'avoir "pas de plan pour 2017". "Il se tâte", reconnaît le député PS Pascal Terrasse, qui ajoute: "il n'a pas besoin de la politique pour vivre, lui". Quant aux élections régionales de décembre, là encore le ministre avait annoncé dès mars dernier qu'il ne serait pas tête de liste.

On le dit pourtant en lice pour remplacer le candidat socialiste en Paca, Christophe Castaner, pour les élections régionales de décembre prochain face à Christian Estrosi (Les Républicains) et Marion Maréchal-Le Pen (Front national). Mais selon Challenges, son entourage lui conseille d'attendre le prochain remaniement, qui lui permettrait d'atteindre un poste encore plus important que l'actuel. Une ascension supplémentaire avant d'affronter (enfin) les urnes?

A. K.