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Jean-Marc Ayrault fustige l'exil fiscal de Gérard Depardieu

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Le Premier ministre a fustigé les exilés fiscaux lors de la clôture de la conférence nationale contre la pauvreté, faisant allusion au départ de Gérard Depardieu.

Jean-Marc Ayrault a fustigé mardi les exilés fiscaux qui veulent "devenir encore plus riches" et qui cherchent à "s'exonérer de la solidarité avec les autres Français", lors de la clôture de la conférence nationale contre la pauvreté.

"Ceux qui s'exilent à l'étranger ne sont pas ceux qui ont peur de devenir pauvres. Ce sont ceux qui voudraient devenir encore plus riches", a lancé le Premier ministre, narquois, faisant allusion à l'installation en Belgique de l'acteur Gérard Depardieu.

"On ne fera pas reculer la pauvreté si ceux qui ont le plus, et parfois beaucoup, n'acceptent pas un peu de solidarité et un peu de générosité. Heureusement, ils sont peu nombreux à vouloir s'exiler pour s'exonérer de la solidarité avec les autres Français", a poursuivi le Premier ministre.

"Il faut faire des choix politiques"

Evoquant le pouvoir précédent, Jean-Marc Ayrault a déclaré par ailleurs que pour sa part, il voulait "lutter contre toutes les formes de fraude, les petites comme les grandes, mais d'abord contre les grandes et les grosses, et contre la fraude fiscale".

"Si on veut résoudre les problèmes de la pauvreté et les inégalités sociales, il faut faire des choix politiques. Et faire des choix politiques, c'est faire aussi le choix d'une politique fiscale", a-t-il insisté, en défendant son bilan et les mesures à venir.