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Hulot interpellé à l'Assemblée sur sa position sur Bure

Nicolas Hulot à Bure

Nicolas Hulot à Bure - BFMTV

Une députée La France insoumise a interpellé le ministre de la Transition écologique sur le sujet de l'évacuation du site de Bure, ce jeudi, à l'Assemblée nationale.

Alors que les opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure, dans la Meuse, ont été évacués du site ce jeudi matin, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a été interpellé sur le sujet dans l'après-midi par une députée La France insoumise, à l'Assemblée nationale.

"Vous ne pouvez pas continuer à faire l'autruche" 

Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne, a brandi une photo de Nicolas Hulot affichant son opposition au projet Cigéo en octobre 2016, soit un peu plus de six mois avant son arrivée au gouvernement.

"Regardez cette photographie que je vous ai apporté. (...) Je ne vous reconnais plus. Vous ne pouvez pas continuer à faire l'autruche monsieur le ministre. Ma question est simple: où est monsieur Hulot? Et s'il vous reste un brin de cohérence, pourquoi ne quittez vous pas ce gouvernement, où vous servez de caution à cette violence contre des citoyens qui défendent l'intérêt général?", a lancé Mathilde Panot au ministre. 

"J'aurais préféré ne jamais avoir à traiter ce sujet-là"

"Je n'ai pas l'impression d'être en porte-à-faux avec ma conscience. J'aurais préféré ne jamais avoir à traiter ce sujet là, que l'on arrive pas à cette situation avec ces déchets dont personne ne veut", lui a répondu Nicolas Hulot. "Sauf que maintenant je suis aux responsabilités, la seule chose qui a changé c'est ma fonction. Et je ne peux pas faire disparaître ces déchets comme par enchantement".

"On a pas brûlé les étapes à Bure. Rien n'est définitif, rien n'est acté. (...) On a ces déchets, on aurait dû s'en préoccuper plus tôt parce qu'on savait que ça posait un problème philosophique considérable. Qu'est-ce qu'on en fait? Est-ce qu'on les enfouit de manière irréversible pour des centaines de milliers d'années? Ce n'est pas la conception que je me fais d'une civilisation, mais je ne peux pas les faire disparaître comme par enchantement", a encore fait valoir le ministre. Avant d'ajouter: "On va regarder la moins mauvaise solution".

A.S.