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Evacuation de la ZAD de Bure: "Il n'est pas question qu'il y ait des zones de non-droit", martèle Castaner

Le secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé des relations avec le Parlement, était l'invité de BFMTV et RMC ce jeudi matin.

Invité ce jeudi matin de BFMTV et RMC, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé des relations avec le Parlement, a réagi à l'évacuation en cours, depuis l'aube, de la ZAD de Bure, dans la Meuse, où des militants anti-nucléaires s'opposent à un projet de centre d'enfouissement des déchets radioactifs. Les opposants sont notamment regroupés sur le site du bois Lejuc, retenu pour ce projet. 

"Ce ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt"

"Aujourd'hui, il y a une occupation illicite de l'espace, en l'occurrence une forêt. Ce ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt. Ce sont des gens qui manifestent très souvent de façon violente", a estimé Christophe Castaner. "Ils ne se comportent pas dans le respect de nos règles de droit, et il faut que le droit soit respecté partout. (...) Le président de la République met la pression sur ce sujet. Parce qu'il n'est pas question qu'il y ait des zones de non-droit", a-t-il ajouté.

"Il n'est pas question de laisser s'enkyster des gens qui décident de ce qui est bon pour la nation contre la loi", a encore fait valoir le délégué général de La République en Marche, pour justifier cette évacuation, qui répond à une décision du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc. 

"La meilleure solution"

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

"Il faut prendre nos responsabilités. (...) C'est scientifiquement la meilleure des solutions", a martelé Christophe Castaner.

L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

Adrienne Sigel