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Délinquance: "On part de loin", selon Ayrault

Jean-Marc Ayrault a pointé du doigt les suppressions de postes de policiers pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Jean-Marc Ayrault a pointé du doigt les suppressions de postes de policiers pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. - -

Le Premier ministre a mis en cause, jeudi 23 janvier, les suppressions de postes de policiers et de gendarmes lors du dernier quinquennat. Il a également apporté son soutien à Manuel Valls, après la publication des chiffres de la délinquance en 2013.

Si Jean-Marc Ayrault a assuré ne pas vouloir polémiquer, jeudi 23 janvier, il n'a tout de même pas manqué d'envoyer une pique au précédent gouvernement.

Le Premier ministre a ainsi estimé que son gouvernement était parti "de loin" dans sa lutte contre la délinquance, du fait des suppressions de postes de policiers et de gendarmes sous le quinquennat Sarkozy.

Jean-Marc Ayrault était interrogé par la presse, en marge d'un déplacement à Metz, sur les chiffres de la délinquance en France en 2013. Ces derniers avaient été rendus publics plus tôt dans la journée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), montrant une poursuite de la hausse des cambriolages et des vols.

"Les résultats sont là" dans les zones de sécurité prioritaire

"Je n'entrerai pas dans une polémique avec l'opposition. On doit tout faire pour assurer la sécurité, mais on part de loin", a déclaré le chef du gouvernement.

"Je voudrais saluer le travail du ministre de l'Intérieur qui justement redresse la situation. Mais ça ne se fait pas d'un coup de baguette magique. Quand vous avez pendant cinq ans supprimé 10.000 postes de policiers et de gendarmes, ça a des conséquences", a-t-il fait valoir.

Selon lui, "les résultats sont là dans les zones de sécurite prioritaire. Par exemple à Marseille, il y a une meilleure organisation, une meilleure coordination avec la justice. (...) C'est une bataille, c'est un combat".

Y. D avec AFP