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Découpage cantonal: Manuel Valls répond à Bernadette Chirac

Manuel Valls a répondu aux critiques de Bernadette Chirac et Laurent Wauquiez à propos du découpage électoral ce 18 décembre.

Manuel Valls a répondu aux critiques de Bernadette Chirac et Laurent Wauquiez à propos du découpage électoral ce 18 décembre. - -

Pour le ministre de l'Intérieur, le découpage des cantons est mené "dans le respect du droit et sous le contrôle du Conseil d'Etat".

Face aux critiques de Bernadette Chirac, Manuel Valls réagit. Le ministère de l'Intérieur a assuré jeudi dans un communiqué que le découpage des cantons, contesté dans certains départements comme la Corrèze, était mené "dans le respect du droit et sous le contrôle du Conseil d'Etat".

Le projet de découpage de la Corrèze, dénoncé par Bernadette Chirac, conseillère générale UMP de ce département, "va être incessamment transmis au Conseil général", ajoute le ministère, qui souligne que ce projet de découpage "prévoit de la même façon une répartition des communes du canton de Vigeois, l'ancien canton du président de la République, sur plusieurs nouveaux cantons".

Valls souligne l'importance de "l'égalité du suffrage"

Celui-ci répond également aux critiques de Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP, qui a dénoncé "le charcutage électoral des cantons de France par Manuel Valls" et qui a déclaré soutenir Bernadette Chirac.

Le député UMP de la Haute-Loire "devrait plutôt tirer les enseignements du vote émis aujourd'hui [jeudi] par le conseil général" de son département, de majorité UMP-UDI, "qui a approuvé par 24 voix contre 6 (et 5 abstentions) le projet de découpage proposé par le ministère de l'Intérieur", relève le communiqué.

Selon le ministère, "ces projets de nouveaux découpages tirent les conséquences des évolutions démographiques de nos départements alors que les frontières des deux tiers des cantons remontent au début du 19e siècle".

"L'égalité du suffrage, le fait que les voix de tous nos concitoyens aient partout la même valeur, est le premier principe qui guide ce découpage", poursuit le ministère. "Le second principe est le respect des territoires existants, notamment les limites des intercommunalités ou des anciens cantons."

A. K. avec AFP