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Black blocs: Gérard Collomb appelle les manifestants à ne pas "être complices par passivité"

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, sur BFMTV.

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, sur BFMTV. - BFMTV

La sortie du ministre de l'Intérieur sur BFMTV fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. Le ministre a enjoint les manifestants à "s'opposer aux casseurs".

Les heurts entre militants radicaux et policiers redoutés ont bien eu lieu samedi lors de la "marée populaire" anti-Macron, alors qu'une quarantaine de personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police de Paris. Environ 1.400 policiers étaient mobilisés pour assurer la sécurité. Le ministre de l'Intérieur avaient prévenu que dans l'après-midi, depuis la salle de commandement de la préfecture, que le dispositif policier ne laisserait rien passer. "On veut éviter autant que faire se peut le phénomène black blocs (militants radicaux de l'ultra gauche cagoulés et vêtus de noir, Ndlr) (...) Nous sommes dans un Etat républicain et ceux qui veulent casser, piller, voire s'en prendre aux forces de l'ordre, sont arrêtés de manière préventive", avait-il déclaré. De fait, 32 manifestants ont été appréhendés, certains pour port d'arme, avant le défilé.

Mais c'est, un peu plus tard, sa sortie sur BFMTV qui a fait le plus réagir, puisqu'il a mis en cause les manifestants lambda, non violents. 

"Il faut que les personnes qui veulent exprimer leur opinion puissent s'opposer aux casseurs", a estimé Gérard Collomb, appelant les manifestants à "ne pas être complices de ce qui se passe par leur passivité".

Quelques brefs heurts ont opposé des manifestants cagoulés aux forces de l'ordre qui ont répondu aux jets de projectiles par des tirs de gaz lacrymogène. Au total, sept policiers ont été légèrement blessés, et "une vitrine et deux abribus ont été dégradés", a précisé un communiqué de la préfecture.

David Namias