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Ayrault est sous la menace du "syndrome Edith Cresson"

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REVUE DE PRESSE - Le cafouillage de Jean-Marc Ayrault sur les 35 heures a largement inspiré les éditorialistes mercredi.

Après le cafouillage, la veille, de Jean-Marc Ayrault sur les 35 heures, la presse n'est pas tendre mercredi avec le Premier ministre sous la menace, selon les éditorialistes, du "syndrome Edith Cresson".

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"La couacothèque"

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En affirmant que le débat sur la durée légale du travail n'était pas "tabou", "Jean-Marc Ayrault a donc ouvert la boîte de Pandore", avant de revenir sur ses déclarations, constate d'abord François Ernenwein dans La Croix qui parle des 35 heures comme d'une "vieille passion française".

"Sitôt évoqué, le débat sur les 35 heures a été promptement rangé dans la couacothèque - déjà fournie - du gouvernement", persifle Gaëtan de Capèle dans Le Figaro.

Jean-Francis Pécresse regrette, pour sa part, dans Les Echos "une brève lueur" qui s'est dissipée "et, avec elle, l'espoir d'un discours de vérité sur les freins structurels à la compétitivité".

"Touche pas à mes 35 heures"

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Tout en proclamant à sa Une "Touche pas à mes 35 heures", Libération juge qu'"il faut pourtant se garder de faire un faux procès à Jean-Marc Ayrault". "Si le Premier ministre a voulu dire hier que le politique se devait plus que jamais de favoriser partout la négociation, alors il n’a pas tort d’affirmer qu’il n’y a pas de tabou", écrit Vincent Giret.

Dans La Charente libre, Ivan Drapeau parle d'une "folle journée sur le mode du couac".

Pour Daniel Ruiz de La Montagne, "Jean-Marc Ayrault n’est pas dans le personnage" du Premier ministre et "François Hollande doit rapidement taper du poing sur la table".

"Ce gouvernement a bel et bien un problème de lisibilité", estime Didier Louis dans Le Courrier picard. Quant au Premier ministre, "à force de rétropédaler, il finira par s'aplatir".

"Le syndrome Édith Cresson"

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"C’en devient presque gênant de devoir parler d’une nouvelle boulette de Jean-Marc Ayrault (...) qui vit son séjour rue de Varenne comme un véritable chemin de croix", commente Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain.

"Le Premier ministre, c’est, en somme, le Sisyphe de Matignon. Il n’en finit pas d’essayer de remonter la pente en repoussant le poids sans cesse croissant de ses boulettes", se gausse Jacques Camus dans La République du Centre.

Enfin, Hubert Coudurier, du Télégramme, estime que "Jean-Marc Ayrault risque de subir le syndrome Édith Cresson dont le passage à Matignon fut un long calvaire", du 15 mai 1991 au 2 avril 1992.