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Amiens : baptême du feu pour Manuel Valls

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Malgré les huées qui l’ont accueilli, Manuel Valls a fait preuve de fermeté à Amiens après une nuit de violences inédites. C’est la première vraie crise que doit gérer le ministre de l’intérieur.

Pour Manuel Valls ces évènements sont un test. Ce n’est pas la première fois que des incidents éclatent ici entre population et force de l’ordre. De plus le Nord d’Amiens est classé depuis peu en zone de sécurité prioritaire, ces zones créées par le ministre en personne. L’opposition, qui accuse le gouvernement de laxisme, l’attend donc au tournant. Mais Manuel Valls a des arguments pour convaincre : il représente une gauche décomplexée en matière de sécurité. Manuel Valls a bénéficié également du soutien de François Hollande en vacances dans le Var. Le président a promis de mettre en œuvre tous les moyens de l’état pour lutter contre les violences.

Nuit très calme

La nuit de mardi à mercredi a été "très calme" dans les quartiers nord d'Amiens, 24 heures après de violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, selon la préfecture de la Somme. Cent policiers avaient été envoyés mardi soir en renfort, en plus des 150 présents la veille, en réaction aux affrontements qui avaient fait 16 blessés parmi les forces de l'ordre et avaient causé d'importants dégâts matériels, notamment l'incendie d'une école. "En fonction de l'évolution" de la situation une partie des renforts policiers pourrait être désengagés, mais restent prêts à se réengager rapidement en fonction des besoins, selon la préfecture. Le président, François Hollande, avait promis mardi de mettre en œuvre "tous les moyens de l'Etat" pour lutter contre les violences, et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait dénoncé des "faits inacceptables".