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Régionales: quand Marine Le Pen promet de "pourrir la vie du gouvernement"

Distancées dans les sondages par leurs rivaux LR, Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen seraient en position défavorable pour le second tour des régionales. Malgré ces mauvaises tendances, la présidente du FN "espère bien être élue" et réaffirme sur BFMTV-RMC ses ambitions pour Calais.

Deux espoirs du Front national pourraient s'envoler dimanche. Selon deux sondages distincts, Marion-Maréchal Le Pen serait distancée en Paca par Christian Estrosi tandis que Marine Le Pen serait largement battue par Xavier Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Deux régions dans lesquelles le FN avait misé beaucoup d'espoir. Mais, à trois jours du second tour des élections régionales, la présidente du FN ne s'avoue pas vaincue.

Un appel du pied aux abstentionnistes

"J'espère être élue. Une partie des clés du scrutin est entre les mains des abstentionnistes", a-t-elle réagi jeudi matin sur BFMTV-RMC, invitant "ceux qui veulent défendre leurs intérêts" à voter pour elle.

"Nous allons démontrer ce que nous sommes capables de faire", a-t-elle poursuivi, prenant en exemple les villes FN où les scores du parti aux régionales ont progressé. "Vous pensez quoi? Qu'ils sont maso?", a-t-elle argué. Et de railler la nouvelle stratégie de son rival LR dans le Nord-Pas-de-Calais. "Bertrand et Estrosi deviennent soudainement des candidats de gauche", a-t-elle ironisé, alors que les deux candidats Les Républicains espèrent profiter du retrait des listes socialistes dans le Nord et en Paca.

"Candidate à la présidentielle quoi qu'il arrive"

Puis, interrogée sur ses ambitions personnelles, qui l'ont portée au Parlement européen, à la région Nord-Pas-de-Calais et à la présidentielle, Marine Le Pen s'est défendue de duper son électorat. "Je serai candidate à la présidentielle, quoi qu'il arrive", a-t-elle répondu, assurant avoir été claire dès le départ avec ses électeurs.

Et de détailler des pistes de sa politique si elle devient présidente de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

"La première chose que je ferai, c'est porter plainte contre l'Etat. (...) Je vais pourrir la vie du gouvernement. Chaque jour de chaque semaine, chaque minute de chaque jour, ils entendront parler de moi et des habitants", a-t-elle assuré, estimant que le camp de migrants à Calais portait préjudice à toute la région et affirmant que la mairie de Calais délivrait des "laissez-passer" aux Calaisiens.

"Je n'obligerai jamais aucun habitant français à devoir présenter un laisser-passer pour circuler", a-t-elle poursuivi.

Autre mesure promise par Marine Le Pen: supprimer les subventions à toutes les associations qui viennent en aide aux migrants à Calais.