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Marine Le Pen sur l'UMP: "ce parti est pourri de l'intérieur"

Selon Marine Le Pen, il n'y a "pas de risque nazi en France".

Selon Marine Le Pen, il n'y a "pas de risque nazi en France". - -

La présidente du Front national était l'invitée de BFMTV ce jeudi, et a notamment évoqué "l'affaire Copé". Mais aussi les élections municipales ou la polémique autour de l'un de ses proches.

Si l'actualité a été dominée par "l'affaire Copé" après les accusations du Point ce jeudi, Marine Le Pen n'a pas voulu s'étendre sur le sujet. Mais elle a malgré tout donné son sentiment sur le principal parti d'opposition.

"Permettez-moi de ne pas avoir d’avis. C’est à la justice de régler le problème", a-t-elle déclaré sur BFMTV, en référence aux accusations de favoritisme avancées par Le Point. "Ce que je vois surtout, c’est un énième épisode de la guerre interne à l’UMP. Ce qui démontre qu’ils ne font que cela en coulisses: se bagarrer entre eux au moment où l’on a appris qu’il y avait 23.000 chômeurs de plus toutes catégories confondues".

"Je pense que ce parti est pourri de l’intérieur", a-t-elle poursuivi. "L’UMP a la mérule, et quand une maison a la mérule, il n’y a rien à faire. Ce mouvement est terminé, il ne représente plus d’espoir car il est devenu une sorte de ring sur lequel les dirigeants ne cessent de se taper dessus en vue des élections futures".

Le FN, "David contre Goliath"

La présidente du Front national a également évoqué les élections municipales de mars prochain. Et a relativisé le faible nombre de listes investies par le parti: "Nous avons investi 700 têtes de liste. Nous savions qu’il y aurait un delta entre ce chiffre et ceux qui arriveraient à former leur liste", a-t-elle affirmé.

Parmi les freins, elle a notamment cité "la parité, qui rend les choses compliquées". Selon elle, le FN "est un peu David contre Goliath. Si nous arrivons à passer de 100 listes (en 2008) à 500, l’effort sera spectaculaire".

"Il n'y a pas de risque nazi en France"

Marine Le Pen a ensuite répondu aux attaques visant l'un de ses proches, Frédéric Chatillon, présenté par le journaliste Frédéric Haziza comme un tenant de la mouvance néo nazie. "M. Haziza est monomaniaque, il voit des nazis partout. M. Chatillon n’’est pas un nazi, il n’y a pas de risque nazi en France, il n’y a pas de risque fasciste", a-t-elle évacué. Elle a également fait le parallèle avec Claude Goasguen ou Patrick Deveidjan, deux parlementaires ayant appartenu ou proches du mouvement d'extrême droite Occident.

"D'ailleurs, si on devait enlever tous ceux qui ont adhéré à l’extrême droite ou à l’extrême gauche durant leur jeunesse, il n’y aura pas plus grand monde à l’Assemblée nationale", a-t-elle plaisanté.

Y. D.