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Maréchal-Le Pen demande "un peu plus de respect" de la part de Philippot

Entre Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen, rien ne va plus.

Entre Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen, rien ne va plus. - Eric Feferberg - AFP

Le torchon brûle entre la nièce de Marine le Pen et le vice-président du FN aux positions divergentes sur nombre de sujets sociétaux, notamment l'IVG et la ligne économique. Elle s'en est ouverte au JDD.

Marion Maréchal-Le Pen, députée du FN, s'en prend vertement ce dimanche à Florian Philippot, vice-président du parti. Elle l'accuse de vouloir "définir la ligne" du FN "hors des instances du parti (...) tout seul sur BFMTV", notamment en matière d'IVG. Elle demande aussi à ce qu'il fasse preuve "d'un peu plus de respect" à son égard, dénonçant une véritable "agression" selon ses propres mots.

Dans le Journal du dimanche, Marion Maréchal-Le Pen relève que Marine Le Pen "semble avoir changé d'avis" sur la prise en charge de l'IVG depuis 2012 et souligne qu'il n'y a "pas eu de débat en interne" sur cette question. Florian Philippot avait affirmé mardi que Marion Maréchal-Le Pen était "seule" et "isolée" au FN dans sa volonté de revenir sur le remboursement intégral et illimité de l'avortement, déjà rejetée par Marine Le Pen.

"J'aurais aimé un peu plus de respect de la part de Florian Philippot", s'offusque la députée du Vaucluse. "Il parle de moi dans les médias en disant 'cette personne'; je trouve cette appellation assez inadéquate". "Il y a un minimum de bienséance et de respect mutuel à avoir", souligne-t-elle.

La députée du Vaucluse déplore l'absence "de débat en interne"

Selon Marion Maréchal-Le Pen, sa position sur la prise en charge de l'avortement, "qu'il qualifie d'isolée était défendue par Marine Le Pen en 2012, à l'époque avec beaucoup de courage et de talent".

"Elle semble avoir changé d'avis, puisqu'elle a affirmé qu'il n'y aurait 'aucune modification, ni du périmètre, ni de l'accès, ni du remboursement de l'IVG'", relève la députée. "Je découvre sa position. Il n'y a pas eu de débat en interne. Elle a décidé que cela ne ferait pas partie du projet pour la présidentielle. Cela n'interdit pas que les députés demain fassent des propositions de loi", prévient-elle.

A propos du vice-président du FN, très présent dans les médias, elle lance:

"Quand on définit la ligne du FN ou qu'on décide d'un changement stratégique, on le fait dans les instances du parti; on le fait pas tout seul sur BFMTV".

Elle juge toutefois "largement exagérée" la question des "deux lignes" qui coexisteraient au FN. "Il peut y avoir des analyses différentes en fonction de telle ou telle actualité, mais cela n'a rien à voir avec ce qui se passe au PS entre Hamon et Macron ou chez Les Républicains entre Fillon et NKM", explique Marion Maréchal-Le Pen, qui assure "soutenir" sa tante et se défend de toute "déloyauté" à son égard.

David Namias et AFP