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Louis Aliot réclame un rapport sur le coût de l'immigration en France

Louis Aliot mardi matin sur BFMTV et RMC.

Louis Aliot mardi matin sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Louis Aliot, vice-président du Front national et député des Pyrénées-Orientales, était ce mardi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Invité mardi matin sur BFMTV et RMC, Louis Aliot reprend à son tour la phrase de Michel Rocard, répétant après Gérard Collomb et Richard Ferrand ce lundi que "la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde", alors que le gouvernement porte un projet de loi sur l'immigration et l'asile censé durcir la politique migratoire. "Le gouvernement n'a pas le choix", commente le vice-président du FN.

"Guerre civile et chaos budgétaire"

"Humainement, ça ne fait pas plaisir de voir des gens qui arrivent d'on ne sait où pour venir s'installer, que l'on parque d'ailleurs, dans des camps ou dans des hôtels de fortune, sauf que ça a un coût. Dans l'état actuel des finances publiques, continuer à dépenser de l'argent du contribuable à l'accueil des réfugiés ou des migrants sans discernement, c'est prendre le risque de plonger la France potentiellement, dans certains endroits, dans une guerre civile, et dans le chaos budgétaire, parce que ça coûte cher et que la France n'a plus les moyens", assure Louis Aliot.

Pour le député FN, la politique d'Emmanuel Macron sur l'immigration va dans le bon sens: "Je n'ai pas à l'approuver, ça fait 30 ans qu'on la défend. Ils ont en train de se rendre compte que la situation est devenue ingérable".

Le FN veut être reçu par Collomb

Le Front national a publié lundi un communiqué pour demander à être reçu par Gérard Collomb: "Il y a des mesures à prendre". Louis Aliot réclame au ministre de l'Intérieur "un rapport qui mette à plat le coût de l'immigration en France".

"Sur l'asile on est d'accord: si la personne est persécutée dans son pays d'origine, que son pays est en guerre, il est normal de l'accepter, mais il n'y en a pas beaucoup", affirme l'élu des Pyrénées-Orientales.

"Ce qu'il y a d'intéressant dans ce projet (de loi du gouvernement, NDLR), c'est qu'il pose la question de la gestion des flux migratoires", commente Louis Aliot. "S'il va dans le bon sens, qu'il stoppe l'immigration, à ce moment-là, nous regarderions d'une autre manière le projet de loi", laissant entendre que le FN pourrait voter le texte du gouvernement, après son examen à l'Assemblée, prévu pour le premier trimestre 2018.

A.L.M.