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En tête à Forbach, Philippot assure que sa place est au FN

Florian Philippot

Florian Philippot - Sébastien Bozon - AFP

A l'issue du premier tour des législatives, marqué par un sérieux revers pour le Front national, le vice-président du parti, qualifié pour le second tour, joue la carte de la cohésion.

"Il y aura du sang sur les murs au congrès", lâche ce lundi matin un conseiller régional frontiste. A l'issue du premier tour des législatives, le Front national enregistre un gros revers, avec 13,2% des voix, contre 21,3% en 2012. Plusieurs de ses cadres sont éliminés dès le premier tour, d'autres sont en difficulté. A Forbach, en Moselle, Florian Philippot l'emporte de justesse, avec 23,79%, contre 22,01% pour le candidat de La République en marche, Christophe Arend.

De quoi rendre un peu plus compliqué le débat interne qui s'annonce depuis la présidentielle et devrait avoir lieu dans les mois à venir. Mais sur Europe 1, le vice-président du FN a tenté de jouer ce lundi matin la carte de la cohésion et de l'optimisme. 

"Je fais partie de ceux qui sont en tête dans leur circonscription, moi je fais partie de ceux qui peuvent l’emporter, qui vont se battre pour l’emporter. Bien sûr que ma place elle est là, pour faire gagner nos idées", a-t-il déclaré, disant se réjouir du score de Marine Le Pen dans la circonscription d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. 

"Chacun a sa part de responsabilité"

S'il assure que son avenir est encore au parti, Florian Philippot a pourtant expliqué à plusieurs reprises qu'il partirait en cas d'abandon de la sortie de l'euro. Il a évoqué à demi-mots le futur travail de refondation que devra accomplir le parti, tout en relativisant l'échec subi avec ce scrutin.

"Viendra le temps de ce travail que nous ferons sans remettre en cause nos idées: on est pour la souveraineté nationale, pour le patriotisme économique...", a-t-il avancé. 

"Tout le monde a subi mais c’est vrai que par rapport aux Républicains et au Parti socialiste on a moins subi, on a mieux résisté. (...) On entre dans une seconde phase, c’est une nouvelle campagne qui s’ouvre, y compris chez moi et nous pouvons avoir beaucoup plus de députés que ce qui a été annoncé, je l’espère en tout cas (...). Chacun a sa part de responsabilité", a ajouté Florian Philippot.

Il quittera le Parlement européen en cas de victoire

En cas de victoire, Florian Philippot prévoit d'abandonner son mandat européen, car le cumul d'un mandat national et d'un mandat d'eurodéputé est interdit. Marine Le Pen devra choisir elle aussi si elle l'emporte, et d'après son bras droit, la décision est déjà prise:

"Elle ira à l’Assemblée nationale, elle l’a toujours dit. Elle sera députée de la Nation", a-t-il insisté. 

Charlie Vandekerkhove