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Avec les gilets jaunes, Le Pen voit des "convergences" entre son parti et celui de Mélenchon

Marine Le Pen le 16 novembre 2018 à Sofia.

Marine Le Pen le 16 novembre 2018 à Sofia. - NIKOLAY DOYCHINOV / AFP

Grâce au mouvement des gilets jaunes, la présidente du Rassemblement national dit avoir vu aparaître "certaines convergences" entre son parti et La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen estime que le mouvement des "gilets jaunes" a "souligné certaines convergences" entre le Rassemblement national et La France Insoumise, malgré leurs divergences sur l'immigration. Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, "n'a pas le courage d'effectuer la rupture politique qui serait nécessaire" sur l'immigration notamment, "même si, incontestablement, les 'gilets jaunes' ont souligné certaines convergences entre nous", a déclaré la présidente du RN à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles à paraître ce jeudi. 

"Jean-Luc Mélenchon est coincé"

"M. Mélenchon est assez intelligent pour s'être posé la question de l'immigration. La tentation de rompre avec cette idéologie immigrationniste ultraradicale lui a traversé l'esprit, mais il est coincé. Des gauchistes, des communautaristes et des indigénistes constituent l'ossature de son mouvement, plus que de son électorat", affirme Marine Le Pen.
"En mettant à la porte la partie de la France insoumise qui représente le souverainisme et qui était critique à l'égard de la submersion migratoire, il (M. Mélenchon) s'est livré, pieds et poings, aux indigénistes (...) qui sont représentants d'une extrême gauche communautariste et immigrationniste", a ensuite précisé sur Radio Classique Marine Le Pen.

"La France Insoumise est en perte de vitesse"

Marine Le Pen a néanmoins ajouté qu'elle n'avait "pas le sentiment" de s'être rapprochée de LFI. "Sur le constat ça peut nous arriver d'être d'accord, mais sur les solutions nous (avons) en règle générale des propositions qui sont divergentes".

"C'est la raison pour laquelle La France Insoumise est plutôt actuellement en perte de vitesse", a enfin jugé la finaliste de la présidentielle sur Radio Classique. 

Concernant sa nièce Marion Maréchal, qui a quitté la vie politique l'année dernière pour ouvrir son école, la présidente du RN juge son "conservatisme incompatible avec sa pensée politique". "Elle m'a dit de la manière la plus claire qui soit qu'il n'était pas question qu'elle soit candidate aux européennes, qu'elle ne souhaitait pas du tout revenir en politique", rapporte Marine Le Pen.
Jeanne Bulant