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Frêche : « Sarkozy c’est pas Hitler, mais… »

Georges Frêche, Président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, Président de la communauté d’agglomération de Montpellier, invité de Bourdin Direct ce vendredi

Georges Frêche, Président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, Président de la communauté d’agglomération de Montpellier, invité de Bourdin Direct ce vendredi - -

Invité de Bourdin Direct ce vendredi, le Président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a dénoncé « un mauvais relent » de la politique du Chef de l’Etat.

Ce vendredi, Georges Frêche était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. Connu pour ses prises de paroles controversées, le Président du conseil régional du Languedoc-Roussillon et de la communauté d’agglomération de Montpellier, s’en est pris à la politique de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, décortiquant ce qu’il appelle « la tactique » du Chef de l’Etat en vue des élections présidentielles de 2012 : « Sarkozy est un type très malin. En 2007, il s’est fait élire, au dernier moment, sur la sécurité. Là, il ne va pas refaire le même coup : il ne termine pas par la sécurité, il commence. Donc, 2 ans avant, il tape sur les Roms – ce qui est scandaleux. Ce qui me choque, c’est qu’on les attaque globalement, parce que ça rappelle des temps sombres. Hitler a poursuivi les juifs, les homosexuels… Mais faut pas exagérer, Sarkozy c’est pas Hitler. Mais c’est un mauvais relent.
Il enclenche donc les voix d’extrême droite et il espère qu’elles resteront, qu’on oubliera sa tactique, et il terminera, dans 2 ans, par un programme, pour apparaître comme un homme neuf. Il est diaboliquement habile ; il n’est pas encore battu du tout. »

Avant cela, Georges Frêche est revenu sur la réforme des retraites :

« Il faut essayer d’intégrer les Roms »

Interrogé par ailleurs sur les expulsions de Roms, Georges Frêche a donné son point de vue : « Il faut expulser les Roms en situation d’illégalité, je n’y vois aucun inconvénient. Mais c’est pas la meilleure des situations ; il faut aussi essayer de les intégrer, on peut y arriver. […] Il y en a beaucoup qui travaillent, il ne faut pas faire porter à tous les Roms, les problèmes de délinquance. Certes, il y a plus de délinquance chez les Roms que chez les profs de fac. Mais on peut avoir une politique d’intégration et expulser ceux qui sont en situation illégale. »

Pour retrouver l'intégralité du podcast de l'interview de Georges Frêche chez Jean-Jacques Bourdin, cliquez ici.

La Rédaction