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François Hollande propose un plan pour l'emploi et la consommation

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"C'est maintenant que la crise va surgir sous nos yeux, et le chômage va atteindre des niveaux jamais connus", a averti l'ancien chef de l'Etat, évoquant "plus d'un million de chômeurs de plus d'ici la fin de l'année".

L'ancien président de la République François Hollande a proposé ce lundi un plan pour "prévenir les licenciements" et "une reprise de la consommation" afin d'éviter "des niveaux de chômage jamais connus" d'ici fin 2020.

Pour l'instant, les décisions du gouvernement sur le plan économique face à l'épidémie de coronavirus "ont été bonnes, avec 10 millions de personnes en chômage partiel, les exonérations de charges sociales, les prêts garantis", a-t-il déclaré sur France Inter.

Mais "c'est maintenant que la crise va surgir sous nos yeux, et le chômage va atteindre des niveaux jamais connus", a averti l'ancien chef de l'Etat, évoquant "plus d'un million de chômeurs de plus d'ici la fin de l'année".

"Prévenir les licenciements"

"Il faut prévenir les licenciements, donc proposer un contrat aux entreprises qui permette la transition, qui fasse que le salarié reste lié à l'entreprise même si son activité est partielle, et qu'il puisse suivre une formation pour apprendre d'autres métiers", a-t-il proposé.

François Hollande a en outre plaidé pour une "prime à l'embauche des jeunes", la mise à disposition "de fonds propres" pour les entreprises, le rétablissement de l'ISF et d'une taxation accrue du capital, ou encore un "chèque déconfinement pour 10 millions de personnes, de 300 à 700 euros pour les plus modestes".

Une reprise de la consommation

"C'est au mois de juillet, c'est tout de suite" qu'il faut agir, "si on attend, on paiera plus cher", a-t-il prévenu, estimant qu'"il faut accepter pendant un moment limité la dette, avoir le soutien de l'Europe".

"Il faut une reprise de la consommation", car "ceux qui militent pour la décroissance, vous allez comprendre ce que c'est" avec la crise, a-t-il ironisé.

"Ca ne veut pas dire qu'il faut faire n'importe quelle croissance, mais il faut de l'activité, que les industries de la vie puissent être soutenues directement par les investissements publics", a insisté François Hollande.

Il a de même tancé les partisans d'un retour à la souveraineté nationale à gauche tels son ancien ministre Arnaud Montebourg et le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon: "S'agit-il de dire qu'il faut nous couper du monde? La crise prouve que nous sommes liés les uns aux autres."

Cy.C avec AFP