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Coronavirus: vers une interdiction des plans de licenciement?

Muriel Pénicaud

Muriel Pénicaud - Ludovic Marin / AFP

Le gouvernement souhaite pousser les entreprises en difficulté à recourir au chômage partiel plutôt qu'aux licenciements.

"Surtout, ne licenciez pas!". Invitée ce lundi matin sur RMC et BFMTV, Muriel Pénicaud a incité les entreprises à privilégier le dispositif de chômage partiel aux licenciements en cas de difficultés économiques liées à l’épidémie de coronavirus.

Et le gouvernement pourrait aller encore plus loin pour que les entreprises n’aient d’autre choix que de recourir au chômage partiel. Alors qu’une réunion téléphonique s’est tenue entre la ministre du Travail, les organisations patronales et syndicales ce lundi, un participant rapporte auprès des Échos qu’"aucun plan de licenciement ne sera accepté dans la période". C’est en tout cas ce qu’aurait indiqué Muriel Pénicaud. 

La ministre du Travail aurait également demandé aux représentants des entreprises et des salariés d’informer les Direecte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) voire son cabinet pour les plus grandes entreprises lorsqu’un plan de licenciement est envisagé.

Pour rappel, le dispositif de chômage partiel permet aux salariés de percevoir 84% de leur salaire net (et 100% pour les salariés au SMIC) en cas d’interruption d’activité. L’État a promis qu’il prendrait en charge l’intégralité de cette indemnisation. Plus de deux millions de salariés seraient aujourd’hui concernés.

Paul Louis