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François Fillon sur Jacques Chirac: "C'était un fauve, un fonceur"

Jacques Chirac est mort à l'âge de 86 ans. Ce jeudi, François Fillon sort de son silence médiatique pour rendre hommage à l'ancien présidence de la République. "Un fauve, un fonceur", estime-t-il sur notre antenne.

"J'ai toujours eu des relations compliquées avec Jacques Chirac". Sur BFMTV, François Fillon, ancien Premier ministre, revient sur sa relation avec l'ancien chef de l'Etat, mort ce jeudi 26 septembre. Dans l'histoire de la droite française, les deux hommes ont en effet incarné des lignes différentes.

Mais François Fillon voit en Jacques Chirac "le dernier président de la République resté dans la conception gaulliste de la présidence".

"Il a maintenu une hauteur, distance, laissant une grande autonomie au gouvernement, mais incarnant la voix de la France dans le monde", analyse l'ancien locataire de Matignon. 

François Fillon retient le "fonceur", "le fauve" que pouvait être Jacques Chirac, citant la création du RPR, sa démission du gouvernement ou encore la conquête de Paris.

"Il a toujours bousculé des situations inamovibles", poursuit-il. "Quand on fait son bilan, c'est l'homme qui fait le passage à l'armée de métier, qui s'oppose à l'intervention en Irak, seul dans son combat, son discours à l'ONU sur le réchauffement climatique".

"Une droite préoccupée par la question sociale"

De son côté, l'ancien élu de la Sarthe était plutôt proche de Philippe Séguin, longtemps opposé à Jacques Chirac à l'intérieur de la droite.

"Cela créait une distance", concède François Fillon. "Je garde le souvenir d'une relation au delà de la relation professionnelle. Il avait une capacité à provoquer une affection exceptionnelle". 

Il revient toutefois sur le profil de Jacques Chirac, incarnation de la droite française, "qu'on qualifie de bonapartiste", "populaire, préoccupée par la question sociale".

"Une vision de la France dans le monde, de son autonomie, de son originalité, de son indépendance, qu'il a mieux incarné que tous les autres", conclut François Fillon. 
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Jacques Chirac

Ivan Valerio