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Florian Philippot considère le Front national comme "un adversaire politique"

Florian Philippot lors du défilé annuel du Front national le 1er mai 2015, à Paris.

Florian Philippot lors du défilé annuel du Front national le 1er mai 2015, à Paris. - Thomas Samson - AFP

Sur France Info, ce mercredi, Florian Philippot a expliqué que le Front national, dont il fut le numéro 2, était "un adversaire politique", au même titre que les autres partis concurrents de son mouvement Les Patriotes.

Jugeant ce mercredi sur les ondes de France Info que c'était "la sincérité" qui manquait à la vie politique française, Florian Philippot, président des Patriotes, a dit le fond de sa pensée sur la situation actuelle du Front national, parti auquel il a appartenu jusqu'en septembre dernier et dont il fut le numéro deux:

"Ils ne savent plus où ils habitent. J’ai senti cela très vite. Ils ne savent plus ce qu’ils pensent sur beaucoup de sujets, ou bien ils ne s'expriment plus sur beaucoup de sujets de peur de devoir trancher des opinions qui ne sont pas fixées, parce qu'il n'y a plus de colonne vertébral."

Le "soulagement" de Florian Philippot 

Il s'est même dit "soulagé" de ne plus en avoir la carte. Il est allé plus loin: "Pour moi, c’est un parti politique comme Les Républicains, le Parti socialiste, En Marche, la France insoumise, c’est un adversaire politique." Les Patriotes de Florian Philippot, qui annonce que sa formation présentera des candidats aux législatives partielles du 28 janvier dans le Val-d'Oise et le Territoire de Belfort, ne pourraient-ils pas un jour cependant conclure une alliance avec le Front national, demandent les journalistes? "Pour être nos partenaires, il faudrait qu’ils évoluent à nouveau dans un autre sens et on en est loin", s'est-il borné à répondre. 

Robin Verner