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Florange : Montebourg évoque « un contrôle public » du site

Vue du site sidérurgique Arcelor-Mittal de Florange (Moselle)

Vue du site sidérurgique Arcelor-Mittal de Florange (Moselle) - -

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a évoqué jeudi au Sénat la possibilité d'un contrôle public, « même temporaire », du site Arcelor-Mittal de Florange (Moselle). Selon le ministre, le groupe sidérurgique doit « une somme astronomique » à la France.

Le gouvernement arrivera-t-il à sauver le site de Florange (Moselle) qu’Arcelor-Mittal veut en partie fermer ? Après avoir annoncé mercredi que deux repreneurs étaient intéressés par le site, Arnaud Montebourg a affirmé jeudi au Sénat que « l'éventualité d'un contrôle public, même temporaire » du site « doit faire l'objet d'une étude sérieuse par le gouvernement ».
Le ministre du Redressement productif répondait à une question du sénateur socialiste Jean-Marc Todeschini. Ce dernier avait demandé au ministre s'il « n'était pas temps (...) de se donner les moyens législatifs, face à la famille Mittal, de pérenniser la production d'acier français et les hauts fourneaux de Florange et pourquoi pas, s'il le fallait, d'aller vers une prise de contrôle publique de l'usine de Florange ».
« Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n'est pas la défaillance des hauts fourneaux de Florange, c'est la défaillance de Mittal », a ajouté Arnaud Montebourg. Le ministre a rappelé que le groupe sidérurgique avait décidé de fermer 9 de ses 25 hauts fourneaux en Europe.

« Une dette fiscale astronomique »

Le contrôle public du site permettrait notamment au gouvernement de prendre le temps nécessaire à la recherche d’un repreneur fiable. Arnaud Montebourg a d’ailleurs évoqué mercredi « deux offres de reprises », mais la direction d’Arcelor-Mittal, toujours propriétaire du site, a affirmé de son côté n’avoir jamais entendu parler de ses offres de reprise. Et le temps presse, puisque Arcelor-Mittal a donné 60 jours au gouvernement, le 1er octobre dernier, pour trouvé un repreneur.
Les relations déjà tendues entre le groupe et la France ne vont pas s’améliorer ces prochaines semaines, Arnaud Montebourg rappellant jeudi au Sénat qu’Arcelor-Mittal était « redevable aux yeux de l'administration fiscale française d'une dette fiscale que nous considérons comme astronomique ».

La Rédaction avec agences