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Ruffin candidat à la présidentielle? "Faut pas péter plus haut que son cul"

Soupçonné de vouloir damer le pion à Jean-Luc Mélenchon pour le leadership de la gauche radicale, le député de la Somme assure n'avoir d'autre ambition que de représenter

"Aujourd'hui", il n'a pas la tête à l'Élysée. Ce mercredi matin sur BFMTV, François Ruffin s'est exprimé au sujet de ses ambitions politiques personnelles. De plus en plus soupçonné de vouloir damer le pion à Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, pour le leadership de la gauche radicale, le député de la Somme s'en est défendu. 

"Tout est possible. Maintenant, moi j'ai toujours eu une ambition buissonnière. (...) Mais bon sang, vous ne voyez pas mon ambition?! Vous ne voyez pas qu'aujourd'hui, je sors un film et un livre?!", s'est-il écrié, avant d'ajouter: "Moi mon ambition c'est de représenter les gens tous les jours, porter la voix des gens."

"J'espère produire une contagion"

François Ruffin pourrait-il un jour être candidat à la présidence de la République? "Aujourd'hui, la question ne se pose pas", répond-il, comme en écho à ses déclarations au Figaro la semaine dernière:

"Je ne me vois pas, aujourd'hui, en homme d'État. Je ne dis pas que cela n'arrivera pas, mais je mesure le fossé. Je suis un bon animateur de la démocratie, un représentant du peuple, c'est beau déjà." Un terme qu'il a d'ailleurs réitéré ce mercredi.

Pour se défendre de toute ambition présidentielle, le journaliste de Fakir cite également l'exemple du mythe d'Icare, qui s'est brûlé les ailes en s'approchant trop du Soleil. "En version latine c'est, 'du Capitole à la roche Tarpéienne, il n'y a qu'un pas. En version picarde c'est, 'faut pas péter plus haut que son cul'", a-t-il ironisé, assurant ne pas vouloir être "amené vers des courants ascensionnaires" (sic). 

"J'espère produire une contagion. Après mon passage à l'Assemblée, j'espère qu'il y a des gens qui se diront, 'mais si Ruffin il a été ça, moi aussi je peux être ça'", a-t-il affirmé, voulant promouvoir des personnes n'ayant pas bénéficié d'un parcours politique classique.

Jules Pecnard